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Bar rayé : la nouvelle coqueluche à l'étude

En 10 ans, 6000 bars rayés et près de 15 millions de larves ont été déversés dans le Fleuve Saint-Laurent.

En 10 ans, 6000 bars rayés et près de 15 millions de larves ont été déversés dans le Fleuve Saint-Laurent.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'abondance de bar rayé ne menacerait pas les populations de saumon atlantique, selon les premières observations faites par le ministère québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Une étude est en cours, le but : connaître le garde-manger de ce poisson qui attire des centaines de pêcheurs au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Le bar rayé ne menacerait pas, pour l’instant, l'arrivée des saumons dans les rivières gaspésiennes au printemps, contrairement à ce que prétendent certains pêcheurs.

Le bar à la mode

Serge Pronovost taquine le saumon sur les rivières de Gaspé, à l'aurore. Un peu plus tard, il se rend à Barachois, à la poursuite du bar rayé.

Le pêcheur Serge PronovostAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le pêcheur Serge Pronovost

Photo : Radio-Canada

« La puissance du bar rayé attire les pêcheurs de saumon vers le bar rayé. Son attaque et tout le combat, il ne cesse pas tant qu'il n'est pas épuisé », lance Serge Pronovost.

Les habitudes de la nouvelle coqueluche des eaux sont toutefois peu connues.

Le ministère québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs mène actuellement une recherche pour mieux connaître ses préférences alimentaires. Les estomacs d'une centaine de bars rayés ont été examinés depuis juin.

« On a surtout vu une alimentation qui était composée de proies qui se promènent en banc, comme des lançons, des crevettes, des épinoches. Ce sont des poissons fourragés qui sont réputés pour être les proies d'autres poissons », explique la biologiste du ministère québécois des Ressources naturelles.

Les saumons quittent aussi le golfe du Saint-Laurent et gagnent les rivières gaspésiennes au printemps, avant l'arrivée du bar rayé.

« On a un projet avec la Fédération québécoise du saumon de l'Atlantique. On a marqué des bars rayés, la Fédération a marqué des saumoneaux en dévalaison [un poisson qui descend un cours d’eau]. Cela va nous permettre de suivre le déplacement des bars rayés dans l'estuaire et le long des côtes tout en suivant le déplacement des saumoneaux pour voir s'il y a un chevauchement », mentionne Valérie Bujold.

Pêches et Océans Canada fait aussi le même suivi sur la rivière Miramichi d'où proviennent les bars rayés pêchés le long des côtes gaspésiennes.

Chose certaine, Serge Pronovost, qui pêche le saumon depuis l'âge de 12 ans,  s'inquiète plus de la pêche commerciale, que de l’attrait pour le bar rayé.

« Il finit par s'établir un équilibre dans la nature, mais l'équilibre des intérêts commerciaux est autre chose, puis on sait que la cupidité humaine n'a pas de bout », déclare Serge Pronovost.

Les biologistes  vont échantillonner d'autres bars rayés au cours des prochaines semaines.  Cette étude devrait durer de deux à trois ans.

D’après un reportage de Martin Toulgoat

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