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Vol MH17 : les combats barrent encore la route aux experts

Des rebelles prorusses surveillent un convoi d'experts internationaux dans la région de Donetsk

Des rebelles prorusses surveillent un convoi d'experts internationaux dans la région de Donetsk

Photo : La Presse canadienne / Dmitry Lovetsky

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour une troisième journée consécutive, les experts néerlandais et australiens mandatés pour inspecter le site de l'écrasement du vol MH17 en Ukraine ont dû rebrousser chemin en raison des violents combats dans la zone.

« Il y a de nombreux combats le long de la route qui mène au site de la catastrophe », a indiqué le ministère néerlandais de la Justice.

L'histoire se répète, puisque dimanche et lundi, les experts avaient déjà dû renoncer à gagner le site en raison de la poursuite des combats entre l'armée ukrainienne et les séparatistes prorusses.

Les rebelles ont annoncé mardi qu'ils allaient cesser de coopérer avec l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Par communiqué, ils accusaient l'organisation de « servir les intérêts des États-Unis et de l'Ukraine ». Ils ont ensuite démenti cette information, affirmant travailler « de manière effective » avec l'OSCE.

Le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a appelé le président ukrainien, Petro Porochenko, pour demander l'arrêt des combats près du site, a indiqué un porte-parole du gouvernement des Pays-Bas. M. Porochenko a d'ailleurs proposé que des pourparlers avec la Russie se tiennent jeudi à Minsk, en Biélorussie.

Les chefs de la diplomatie russe et américaine, Sergueï Lavrov et John Kerry, s'entendent sur la nécessité de cesser les combats dans les environs du site de l'écrasement du vol de Malaysia Airlines. Le ministère des Affaires étrangères russe a indiqué que les deux hommes politiques s'étaient entretenus à ce sujet au cours d'une conversation téléphonique.

MM. Lavrov et Kerry ont convenus « de la nécessité de la mise en oeuvre scrupuleuse de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU », de réclamer une enquête internationale et indépendante de même que de « l'arrêt des combats dans la zone où se trouvent les débris », selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

Combats intenses

Selon des porte-parole des rebelles séparatistes prorusses, des bombardements de forces gouvernementales ont tué au moins 22 civils en quelques heures mardi dans deux villes de l'est de l'Ukraine.

À Horlivka, ville entre Donetsk et Sloviansk et l'un des théâtres d'affrontements de ces derniers jours, le bureau du maire a rapporté la mort de 17 personnes, dont trois enfants, à cause des bombardements.

Un obus aurait atteint une résidence de personnes âgées de Louhansk. Les responsables locaux rapportent cinq morts.

Aussi, un bombardement aurait fait deux morts à Donetsk.

Au cours des dernières semaines, l'usage par les deux parties de missiles non téléguidés aurait contribué à alourdir le bilan des morts et des blessés, selon des observateurs de groupes des droits de l'homme.

Les Nations unies avancent un bilan d'au moins 1129 morts dans la région entre la mi-avril et le 26 juillet.

Le rapport de l'ONU « partial »

La Russie estime que le rapport du commissaire des Nations unies aux droits de l'homme sur l'Ukraine est « partial » et « hypocrite ». « L'opération punitive ukrainienne est justifiée de fait », a dénoncé le porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch, cité dans un communiqué. Les efforts de l'ONU en Ukraine doivent être tournés « vers la promotion d'un cessez-le-feu et d'un dialogue » avec les rebelles, a-t-il ajouté.

L'ONU a publié lundi un rapport qui dénonce l'utilisation d'armes lourdes dans les zones d'habitation aussi bien par l'armée ukrainienne que par les insurgés prorusses.

Avec les informations de Associated Press, Agence France-Presse, et Reuters

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