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« Les missiles tombent comme la pluie » - un habitant de Gaza

Des Palestiniens dans la bande de Gaza.

Des Palestiniens dans la bande de Gaza.

Photo : Mohammed Salem / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le bilan s'alourdit rapidement dans la bande de Gaza, où au moins 100 Palestiniens ont été tués pendant la seule journée de mardi, selon un responsable palestinien de la santé.

Un déluge de feu s'est abattu du nord au sud de l'étroite enclave palestinienne. Il se poursuivait dans la nuit de mardi à mercredi. « Soudain, des missiles sont tombés comme la pluie », a raconté Mohamed al-Dalo, un habitant de Gaza. « Nous avons quitté nos maisons, certains couraient dans une direction, les autres à l'opposé [...] Les gens criaient : Évacuation! », relate-t-il.

Le conflit entre Israël et le Hamas, qui est entré dans sa quatrième semaine, s'est intensifié au cours de la nuit de lundi à mardi lorsque l'armée israélienne a mené les bombardements les plus violents depuis le début de l'offensive, le 8 juillet (Nouvelle fenêtre).

Le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Abed Rabbo, a appelé mardi à un cessez-le-feu humanitaire de 24 heures, affirmant qu'il s'exprime aussi au nom du Hamas. « En cas de refus, nous tiendrons Israël pleinement responsable des conséquences qui en découleront », a-t-il menacé.

Un représentant du gouvernement israélien a rejeté l'offre, estimant qu'elle n'a rien de sérieux si elle ne provient pas directement du Hamas.

Les deux parties campent sur leurs positions alors que la communauté internationale multiplie les appels au calme et les rencontres diplomatiques afin d'arracher un cessez-le-feu. Israël et le Hamas avaient pourtant pratiquement interrompu les hostilités, dimanche, pour les célébrations de l'Aïd el-Fitr.

Les seuls signes annonçant la possibilité d'une trêve viennent de Washington, où le secrétaire d'État John Kerry affirme s'être entretenu au téléphone avec Benyamin Nétanyahou. Le premier ministre israélien aurait « soulevé l'idée et la possibilité d'un cessez-le-feu », selon M. Kerry.

De son côté, la direction palestinienne aurait « convenu avec le Hamas et le Djihad islamique d'envoyer une délégation [...] au Caire pour discuter de la période à venir », selon le secrétaire général de l'OLP.

Un quartier de Gaza bombardé.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un quartier de Gaza bombardé.

Photo : Ahmed Zakot / Reuters

Gaza sans électricité

Les forces israéliennes ont lancé des centaines de fusées éclairantes toute la nuit de lundi à mardi, bombardant au moins 70 cibles, dont la seule centrale électrique de Gaza, qui est désormais hors service. L'usine fournit en électricité les deux tiers du territoire palestinien.

Ce bombardement complique la vie des Gazaouis, qui n'avaient déjà que trois heures d'électricité par jour depuis que la centrale avait été touchée la semaine dernière et
ne fonctionnait plus qu'à 20 % de ses capacités. « La centrale électrique est morte », a déclaré son directeur, Mohamed Al-Charif, soulignant que les pompiers locaux n'étaient pas équipés pour éteindre un tel incendie et que les installations pourraient rester hors service pendant un an. 

La municipalité de Gaza a invité ses habitants à rationner leur consommation d'eau, puisque l'arrêt de la centrale pourrait mettre hors service de nombreuses pompes hydrauliques.

Les frappes ont aussi touché la télévision et la radio du Hamas, Al-Aqsa. La chaîne de télé a continué de diffuser, mais la station de radio a cessé d'émettre. Une autre frappe sur une habitation du camp de réfugiés de Boureidj, dans la ville de Gaza, a tué 11 personnes. 

À Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, treize Palestiniens ont été tués par des tirs d'artillerie israéliens, selon les secours locaux. 

Des roquettes palestiniennes ont aussi touché Israël ces dernières heures.

Le bilan s'élève à au moins 1220 morts du côté palestinien, dont une majorité de civils. Le nombre d'enfants tués depuis le début de l'opération est évalué à 230 par l'UNICEF, soit plus de 10 par jour. Israël a perdu 53 soldats, le plus lourd bilan militaire depuis la guerre contre le Liban en 2006, et trois civils.

Le premier ministre israélien a prévenu hier que son opération militaire s'annonçait longue. L'objectif affiché de Benyamin Nétanyahou constitue à parvenir à une démilitarisation de Gaza et à la destruction des tunnels d'attaque du Hamas ainsi que de son arsenal de roquettes.

Par contre, le chef de la branche armée du Hamas a déclaré, dans une rare apparition dans les médias, qu'il n'y aurait pas de cessez-le-feu « sans l'arrêt de l'agression et la levée du siège », évoquant le blocus israélien imposé depuis 2006 dans la bande de Gaza.

Israël-Palestiniens, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.

Khamenei appelle les musulmans à armer les Palestiniens

Le guide suprême de la Révolution islamique iranienne, Ali Khamenei, a exhorté mardi les musulmans à armer les Palestiniens pour leur permettre de résister à ce qu'il a qualifié de génocide commis par Israël dans la bande de Gaza.

L'ayatollah a aussi critiqué, dans un discours prononcé à l'occasion de la fin du ramadan, les États-Unis et l'Europe qui s'efforcent de limiter la capacité militaire des combattants du territoire côtier palestinien, selon lui.

« Quiconque en a les moyens, en particulier dans le monde islamique, doit faire tout son possible pour armer la nation palestinienne », a déclaré Ali Khamenei.

Les grandes dates du conflit israélo-palestinien
Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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