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Un peu de répit pour des militaires souffrant de stress post-traumatique

Gilles Daoust en compagnie de sa compagne Hélène Robert font partie de ceux qui ont profité d'un moment de détente ce week-end, à l'invitation de Wounded Warriors.

Gilles Daoust en compagnie de sa compagne Hélène Robert font partie de ceux qui ont profité d'un moment de détente ce week-end, à l'invitation de Wounded Warriors.

Radio-Canada

Une cinquantaine de militaires canadiens souffrant du syndrome de stress post-traumatique ont profité ce week-end d'un séjour de repos gratuit dans une auberge de Lac-Delage, près de Stoneham. C'est l'organisme Wounded Warriors qui a offert ce moment de répit aux militaires, qui étaient accompagnés de leur conjoint ou conjointe.

Les militaires ont pu s'adonner à des activités comme la pêche et la peinture, entre autres. C'était la première fois qu'un tel événement se tenait au Québec.

Daniel Lafontaine, de Wounded Warriors, explique que le but de l'exercice était de réunir les militaires, qui vivent souvent dans l'isolement. « La fin de semaine ici, c'était vraiment pour une décompression totale, de dire : "Vous n'êtes pas seuls, You Are Not Alone" », explique-t-il.

Gilles Daoust et sa femme font partie de ceux qui ont pu profiter de ce repos bien mérité. Le militaire à la retraite souffre du syndrome de stress post-traumatique depuis près de 20 ans; il voit dans le séjour qu'offre Wounded Warriors une façon de se changer les idées et d'oublier, ne serait-ce qu'un instant, sa souffrance.

« Ce n'est pas des choses qui peuvent s'effacer », affirme-t-il.

Wounded Warriors, dont les activités reposent sur le financement autonome, a déjà organisé quatre de ces week-ends ailleurs au pays.

Daniel Lafontaine souligne que l'organisme voudrait offrir le service à d'autres corps de métiers également touchés par le syndrome de stress post-traumatique.

« On veut élargir ce regroupement-là dans quelques années envers les premiers répondants, parce qu'on sent qu'il y a un besoin aussi au niveau des héros qu'on a comme la police et les ambulanciers. C'est des gens qui sont des sauveurs », dit-il.

Pour Gilles Daoust, des moments comme ceux qu'il a passés en fin de semaine sont essentiels : « Ça donne une motivation pour pouvoir continuer et d'échapper un peu à notre passé [...] Finalement, c'est juste pour dire que la vie continue et il faut aller devant ».

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