•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vol MH17 : d'autres corps envoyés aux Pays-Bas

Des rebelles prorusses accompagnent les enquêteurs sur le site de l'écrasemenet de l'avion malaisien.

Des rebelles prorusses accompagnent les enquêteurs sur le site de l'écrasemenet de l'avion malaisien.

Photo : MAXIM ZMEYEV / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs corps qui étaient toujours sur le site de l'écrasement du vol MH17 de Malaysia Airlines, dans l'est de l'Ukraine, ont été envoyés vers les Pays-Bas samedi, afin d'être dûment identifiés, puis restitués à leur famille.

Les 38 corps seront transportés jusqu'à un centre de médecine légale, où se déroule l'enquête. Les cercueils étaient à Kharkiv, une ville sous contrôle du gouvernement ukrainien, après avoir été évacués du site de l'écrasement, contrôlé par les rebelles pro-russes.

Selon des responsables locaux, il s'agirait des derniers corps sur place. D'autres sources, toutefois, indiquent avoir aperçu des cadavres sur les lieux. Les rubans blancs qui indiquent la présence de restes humains sont toujours visibles, selon le porte-parole de la mission de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Michael Bociurkiw.

Pour leur part, les autorités néerlandaises ont confirmé la découverte de 227 des 298 corps.

L'accès au site de l'écrasement est toujours difficile en raison de l'interférence des rebelles, qui limitent la marge de manoeuvre des enquêteurs, ainsi qu'en raison de la situation sécuritaire. Les rebelles et l'armée ukrainienne ont pourtant accepté un cessez-le-feu dans le secteur, mais les combats se font entendre à proximité, selon des résidents.

Les forces de l'ordre néerlandaises et australiennes se préparent d'ailleurs à envoyer un contingent dans l'est de l'Ukraine afin d'assurer la sécurité des enquêteurs. L'Australie et les Pays-Bas sont les deux pays qui ont été le plus touché par la tragédie et ils s'inquiètent de la possiblité de tenir une enquête indépendante.

Le 17 juillet, un missile a abattu le vol MH17 de Malaysia Airlines en plein vol, alors qu'il faisait la liaison entre Amsterdam, aux Pays-Bas, et Kuala Lumpur, en Malaisie. L'appareil transportait 298 personnes, dont une majorité de Néerlandais.

Les gouvernements ukrainien et américain accusent la Russie d'être derrière l'écrasement, puisqu'ils affirment que seule Moscou avait la capacité de déclencher un missile sol-air à cet endroit.

Réunion au sommet

Sur le plan diplomatique, le premier ministre de la Malaisie, Najib Razak, a annoncé qu'il rencontrera la semaine prochaine son homologue néerlandais, Mark Rutte.

Les moyens à donner aux enquêteurs seront discutés, a-t-il ajouté, afin que ceux-ci aient tout l'accès nécessaire pour travailler sur le site de l'écrasement.

M. Razak a participé aux discussions pour convaincre les rebelles pro-russes, qui contrôlent la région où s'est produit l'écrasement, de restituer les corps et les boîtes noires. Selon lui, les rebelles n'ont toutefois pas respecté tous les termes de l'accord discuté.

« Ma priorité désormais est que la troisième partie de l'accord soit respectée et que les enquêteurs internationaux puissent accéder en toute sécurité à l'ensemble du site », a-t-il déclaré dans un communiqué. Selon lui, il faut assurer la présence d'au moins 30 enquêteurs sur place afin d'assurer la bonne tenue de l'enquête.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !