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Adil Charkaoui devient citoyen canadien

Adil Charkaoui

Adil Charkaoui

Radio-Canada

Plus de 19 ans après son arrivée au Canada et de multiples épreuves judiciaires, le Montréalais Adil Charkaoui affirme avoir obtenu sa citoyenneté canadienne.

La Coalition justice pour Adil Charkaoui, qui annonce la nouvelle, parle d'une victoire. Elle estime que la citoyenneté accordée à Adil Charkoui constitue une « admission définitive d'Ottawa », que les deux certificats de sécurité émis contre lui furent « des erreurs monumentales » et un processus « fondamentalement injuste ».

Contacté par ICI Radio-Canada.ca pour confirmer l'information, Citoyenneté et Immigration Canada a refusé de commenter le cas de M. Charkaoui. « En raison des lois sur la protection des renseignements personnels, nous ne pouvons pas vous fournir de détails sur les cas individuels », nous a-t-on répondu.

Rappelons qu'Adil Charkaoui, soupçonné d'entretenir des liens avec Al-Qaïda, a contesté jusqu'en Cour suprême du Canada la validité de deux certificats de sécurité dont il a fait l'objet et qui lui ont valu la prison et d'importants démêlés avec la justice. La Cour fédérale et la Cour suprême lui ont donné raison (en 2007 et 2009), ce qui a conduit à la révocation de ces certificats.

Pour Adil et sa famille, il est impossible d'oublier les années de séparation et d'emprisonnement et les conditions draconiennes de détention à domicile et de surveillance électronique et physique qui lui ont été imposées ainsi qu'à toute la famille, en plus des terribles allégations diffusées dans le monde entier.

Coalition justice pour Adil Charkaoui

Originaire du Maroc, Adil Charkaoui a été arrêté en mai 2003 en vertu d'un certificat de sécurité. Il était soupçonné par les services de sécurité canadiens d'être lié au réseau terroriste Al-Qaïda. Incarcéré pendant 21 mois, il a été remis en liberté en 2005 par un juge de la Cour fédérale, qui lui a néanmoins imposé de strictes conditions, dont le port d'un bracelet électronique. 

Le certificat de sécurité délivré contre lui a été révoqué depuis.

En septembre 2009, après que la Cour fédérale eut levé les dernières conditions de remise en liberté qui lui étaient imposées, M. Charkaoui a réclamé des excuses officielles du gouvernement canadien, qu'il n'a pas obtenues. Il avait également estimé avoir droit à un dédommagement pour les « années de souffrance » qu'il a vécues.

En 2011, il annonçait son intention de poursuivre le gouvernement fédéral, le SCRS et l'Agence des services frontaliers du Canada pour 26 millions de dollars. Après que le gouvernement fédéral eut refusé une proposition de médiation dans ce dossier, l'affaire se poursuit depuis en Cour supérieure du Québec.  

M. Charkaoui agit maintenant à titre de porte-parole du Collectif québécois contre l'islamophobie

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