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La carte de l'ampleur des mutilations génitales

Radio-Canada

Les mutilations génitales sont un fléau pour des millions de femmes partout dans le monde, particulièrement dans les 29 pays d'Afrique et du Moyen-Orient, où la pratique est concentrée.

« Malgré les tentatives menées depuis près d'un siècle pour les éliminer, les pratiques traditionnelles de mutilations génitales féminines et d'excision perdurent singulièrement », peut-on lire dans un rapport du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) publié en 2013. 

Selon ce document, 125 millions de filles et de femmes actuellement en vie ont subi une forme de mutilation génitale, et 30 millions d'autres filles risquent d'en être victimes au cours des 10 prochaines années.

Dans la moitié des pays disposant de données, « la majorité des filles subissent des mutilations avant l'âge de 5 ans ». En Égypte, en République centrafricaine, au Tchad et en Somalie, au moins 80 % des filles sont excisées entre 5 et 14 ans.

Carte montrant l'Afrique et la proportion de femmes qui sont victimes.Carte montrant dans quel pays les femmes sont le plus victimes de mutilations génitales. Photo : Radio-Canada

La version originale de ce document a été modifiée. Pour des raisons techniques, la version interactive de la carte n'est plus disponible.

Les mutilations génitales féminines et l'excision « sont une violation des droits des filles à la santé, à leur bien-être et à leur autonomie », indique la directrice générale adjointe de l'UNICEF, Geeta Rao Gupta. 

« Ce qui ressort clairement de ce rapport, c'est que la législation à elle seule n'est pas suffisante. Le défi est à présent de laisser les filles et les femmes, les garçons et les hommes faire entendre leur voix haut et fort et faire savoir qu'ils veulent que cette coutume néfaste soit abandonnée. »

Les femmes veulent-elles y mettre fin?

Dans la plupart des pays où la pratique est en vigueur, la majorité des filles et des femmes estiment qu'il faut y mettre un terme.

En République centrafricaine, le pourcentage de filles et de femmes qui se disent favorables aux mutilations génitales a baissé de 30 % à 11 % en 15 ans, alors qu'au Niger, leur proportion a chuté de 32 % à 3 % entre 1998 et 2006.

Mais il y a des exceptions : la proportion des femmes qui sont en faveur des mutilations génitales est restée stable en Guinée, en Guinée-Bissau, en République-Unie de Tanzanie et au Sénégal.

Le rapport de l'UNICEF s'appuie sur les données de plus de 70 enquêtes menées sur une période de 20 ans, dans les régions où les mutilations génitales féminines sont très répandues et soutenues. Pour consulter le rapport, cliquez ici (Nouvelle fenêtre)

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