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Émeute de Rexton : la décision pour deux accusés est remise au 29 juillet

Palais de justice de Moncton
Les procédures se déroulent au palais de justice de Moncton (archives).

Le prononcé de la peine des manifestants anti-gaz de schiste Germain Junior Breau et d'Aaron Francis, accusés à la suite de l'émeute survenue en octobre 2013 à Rexton, au Nouveau-Brunswick, a été remis à la semaine prochaine.

Le juge n'a pu trancher sur la peine d'emprisonnement des deux hommes. La Couronne réclame cinq ans de prison pour Germain Junior Breau et trois ans pour Aaron Francis. La défense estime, pour sa part, qu'ils ont déjà purgé suffisamment de temps derrière les barreaux, et qu'ils devraient être remis en liberté.

Germain Breau et Aaron Francis sont incarcérés depuis leur arrestation, le 17 octobre dernier. 

Si le juge estime qu'il doit y avoir une période de probation, la Couronne recommande qu'Aaron Francis y soit soumis pendant une période de deux ans à la suite de sa libération. Elle suggère qu'il lui soit interdit de manifester contre le gaz de schiste, de se trouver à moins d'un kilomètre d'installations relativement à l'exploration ou à l'exploitation du gaz de schiste, et de consommer de l'alcool ou des drogues. 

Germain Breau, fils, d'Upper Rexton, et Aaron Francis, d'Eskasoni, en Nouvelle-Écosse, faisaient face à plusieurs chefs d'accusation relativement à des armes et à des voies de fait.

Germain Breau a été reconnu coupable d'avoir braqué une arme, mais il a été blanchi des accusations de voies de fait sur quatre policiers. Il avait déjà plaidé coupable aux chefs de menace d'un policier, d'utilisation négligente d'une arme à feu et de non-respect des conditions de sa probation.

Aaron Francis, pour sa part, accusé d'avoir lancé des cocktails Molotov, a été jugé non coupable. Il avait déjà reconnu sa culpabilité pour les accusations de voies de fait sur un policier, d'obstruction à un agent, d'utilisation négligente d'une arme à feu, de possession d'une arme à feu illégale et de non-respect des conditions de sa probation. Au cours de sa détention, il a aussi été accusé d'agression contre un agent correctionnel, une agression pour laquelle il a plaidé coupable.

En tout, les hommes faisaient face à 17 chefs d'accusation.

Les manifestations se sont déroulées le 17 octobre 2013, sur la route 134, près de Rexton. Les choses se sont envenimées lorsque des policiers ont voulu forcer les manifestants à quitter les lieux afin de laisser l'entreprise SWN Resources faire ses travaux d'exploration sismique sans interférence.

Une quarantaine de personnes ont été arrêtées, et six véhicules de la GRC ont été incendiés.

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