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Quand Juifs et Arabes refusent d'être ennemis

Radio-Canada

Alors que le conflit israélo-palestinien s'enlise avec son lot quotidien de morts, un mouvement pacifiste commence à prendre de plus en plus d'ampleur dans les réseaux sociaux.

Un texte de Vincent GrouTwitterCourriel

Le phénomène a commencé sur Twitter il y a un peu plus d'une semaine, et s'articule autour du mot-clé #JewsAndArabsRefuseToBeEnemies (Nouvelle fenêtre) (les Juifs et les Arabes refusent d'être ennemis). Le mouvement est également présent sur Facebook (Nouvelle fenêtre).

Il s'agit d'une initiative d'Abraham Gutman, un étudiant israélien qui vit à New York, et de Dania Darwish, une amie syrienne. « Nous ne cessions de voir des commentaires très durs dans les médias sociaux. Nous avons pensé qu'il y avait peut-être moyen de changer les choses », a déclaré M. Gutman à la BBC.

C'est la photo d'un jeune couple en train de s'embrasser qui a propulsé le mouvement. Elle est Libanaise, il est Juif. Elle tient dans ses mains une affiche sur laquelle on peut lire « Il m'appelle Néchama (mon âme, en hébreu), je l'appelle Habibi (mon amour, en arabe). L'amour ne parle pas la langue de l'occupation ».

La photo a été abondamment relayée sur Twitter. Depuis, de nombreux internautes ont emboîté le pas au couple, propageant dans les réseaux sociaux les messages de paix, de respect et de dialogue. 

Abraham Gutman dit être conscient qu'une campagne dans les médias sociaux ne mettra pas fin au conflit. « Mais nous aimons croire que la façon dont les gens se parlent peut changer, et qu'éventuellement ça pourra aider à changer les politiques », dit-il.

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