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L'Europe imposera de nouvelles sanctions à la Russie

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La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, entourée des ministres des Affaires étrangères de la Suède et de la Lithuanie, lors du Conseil des Affaires étrangères de l'Union européenne.

Photo : THIERRY CHARLIER

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L’Union européenne (UE) annoncera jeudi de nouvelles sanctions contre des individus et des entités russes, a indiqué la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

Les nouvelles sanctions pourraient toucher les secteurs militaire et technologique. D’autres sources suggèrent toutefois qu’elles pourraient aussi concerner les domaines de l’accès aux marchés financiers et de l’énergie européens. Ces nouvelles sanctions nécessiteront toutefois l’approbation des chefs d’État et de gouvernement de l’Europe.

Le secteur de l’énergie est particulièrement délicat au sein de l’UE, puisque l’Allemagne et l’Italie dépendent des ressources gazières de la Russie.

« Des sanctions sur l'énergie pourraient porter atteinte au fragile redressement de l'économie européenne et pourraient même mener à un effondrement de l'économie de certains États membres », a affirmé un diplomate européen.

Barack Obama, lors d'une conversation téléphonique avec le premier ministre néerlandais Mark Rutte, a appuyé les intentions de l'Europe d'imposer des sanctions envers ceux qui « déstabilisent l'Ukraine ». 

Des pays réclament un embargo sur les armes

L’Union européenne se penchera aussi sur la possibilité d’ordonner un embargo sur la vente d’armes à la Russie. La Lituanie, qui impute la destruction de l'avion à des terroristes appuyés par la Russie, réclame un embargo sur les armes, visant ainsi directement la France, qui prévoit livrer deux navires à la Russie.

La transaction de quelque 1,6 milliard de dollars, conclue en 2011, est la plus importante jamais réalisée entre un membre des forces de l'OTAN et la Russie.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, estime que l'UE devrait interdire toutes ventes d'équipement militaire, de navires et de divers types de technologie à la Russie. L'UE ne peut « pas continuer à faire des affaires avec la Russie comme si de rien n'était », a-t-il ajouté. 

L'Ukraine, déchirée entre l'Est et l'Ouest. Notre dossier

Poutine met en garde l’Europe

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Le président russe Vladimir Poutine

Photo : RIA Novosti / Reuters

De son côté, le président russe Vladimir Poutine a averti l’Europe de ne pas se mêler des affaires domestiques russes. 

« On a présenté un ultimatum à la Russie : "laissez-nous détruire une partie de la population [en Ukraine] qui est ethniquement et historiquement proche de la Russie et nous n'imposerons pas de sanctions contre vous''. C'est une logique étrange et inacceptable », a déclaré Vladimir Poutine dans un discours, ajoutant qu'il accroîtrait, au besoin, la capacité de son armée.

Un crime de guerre?

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) estime en privé que l'Ukraine est officiellement en état de guerre. Ce constat ouvre la voie à d'éventuelles poursuites pour crimes de guerre concernant l'écrasement de l'avion de Malaysia Airlines. 

« Il est clair qu'il s'agit d'un conflit intérieur et que, par conséquent, nous avons très vraisemblablement affaire à un crime de guerre », a dit un diplomate occidental à Reuters, à Genève.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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