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MH17 : des dépouilles seraient encore sur le site de l'écrasement

Un soldat prorusse sur le site de l'écrasement de l'avion.

Un soldat prorusse sur le site de l'écrasement de l'avion.

Photo : Getty Images / Rob Stothard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il reste des corps des victimes sur le site de l’écrasement du Boeing de Malaysia Airlines, selon un enquêteur de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

« Il y a des restes humains qui n'ont pas été enlevés », a déclaré mardi Michael Bociurkiw, porte-parole de l’OSCE.

La majorité des corps des victimes ont été transportés par train vers Kharkiv, une ville contrôlée par Kiev. Le convoi est arrivé dans la journée de mardi. Les rebelles prorusses avaient indiqué que le train transportait 282 corps, mais les autorités néerlandaises en ont dénombré seulement 200.

« Nous sommes absolument certains qu'il y a les corps de 200 personnes différentes dans le train », a souligné Jan Tuinder, le chef de la délégation néerlandaise en Ukraine.

Les corps seront transportés à bord d'un avion de transport Hercule C130 de l'armée de l'air néerlandaise jusqu'à Amsterdam, aux Pays-Bas, où ils seront identifiés avant d'être remis aux familles.

Les premières dépouilles devraient arriver mercredi aux Pays-Bas, a assuré mardi le premier ministre néerlandais Mark Rutte. Toutefois, il indique que l'identification des corps pourrait prendre plusieurs mois. 

Les Pays-Bas ont été les plus durement touchés par cette tragédie qui a coûté la vie à 193 de leurs ressortissants. Ils se sont vu confier les opérations d'identification des victimes.

Enquête : la Russie promet de coopérer

L'Ukraine a confirmé que les Pays-Bas seront responsables de l'enquête. « Nous ne quitterons pas le pays tant qu'il restera des corps sur le site », a promis Jain Tuinder, chef des enquêteurs néerlandais.

Les boîtes noires, qui ont été remises aux autorités néerlandaises mardi, seront envoyées en Grande-Bretagne pour y être décryptées. Les rebelles, à la suite d'une entente avec les autorités malaisiennes, avaient accepté de leur donner les boîtes noires. 

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré mardi qu'il userait de son influence auprès des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine pour assurer leur pleine coopération lors de l'enquête.

Le Conseil de sécurité a adopté lundi une résolution condamnant la destruction du Boeing et exigeant que les groupes armés permettent un « accès sécurisé, total et sans restriction » au site où l'appareil s'est écrasé.

La résolution 2166, à l'initiative de l'Australie, réclame aussi que les responsables de cette catastrophe « rendent des comptes », et appelle tous les États à coopérer pleinement à la recherche des responsabilités. Le premier ministre australien, Tony Abbott, s'est réjoui que le président russe Vladimir Poutine ait tenu parole en approuvant la résolution des Nations unies.

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Des enquêteurs sur le site de l'écrasement du vol MH17 de la Malaysia Airlines.

Photo : MAXIM ZMEYEV / Reuters

Toutefois, Tony Abbott affirme que de nombreux éléments de preuve qui se trouvaient sur le site de l'écrasement ont été altérés dans le but de dissimuler un crime.

« Après le crime, le maquillage. Ce que nous avons constaté, c'est une falsification de preuves à une échelle industrielle qui doit à l'évidence cesser », a-t-il déclaré à des journalistes. « Ce n'est pas un accident, c'est un crime », insiste-t-il.

L'Australie comptait 28 ressortissants dans le Boeing 777 qui faisait la liaison entre Amsterdam et Kuala Lumpur.

Dans les derniers jours, les enquêteurs de l'OSCE ont remarqué que des pièces importantes de l'avion semblaient avoir été coupées, a fait savoir la BBC.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, Associated Press, et BBC

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