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MH17 : les boîtes noires remises aux experts malaisiens 

Un soldat prorusse et la boîte noire de l'avion malaisien MH17

Photo : La Presse canadienne / Dmitry Lovetsky

Radio-Canada

Les boîtes noires du vol MH17 ont été remises lundi aux autorités malaisiennes, pendant qu'un train transportant les corps des victimes est en route vers une ville de l'est de l'Ukraine, où ils seront cédés aux autorités néerlandaises.

« Les voilà, les boîtes noires », a déclaré le premier ministre de la République populaire proclamée de Donetsk, Alexandre Borodaï, devant une salle bourrée de journalistes. Selon le colonel Mohamed Sakri du Conseil de la sécurité nationale malaisienne, les deux enregistreurs de vol sont « en bon état ».

Les rebelles prorusses avaient accepté plus tôt dans la journée de céder les preuves à la suite de négociations avec le gouvernement malaisien. Le train réfrigéré a quitté Torez, en zone rebelle, lundi en fin d'après-midi, en direction de Donetsk. Il devait ensuite poursuivre sa route et faire escale à Kharkiv, dans l’est du pays, en zone contrôlée par le gouvernement ukrainien. Les corps seront alors confiés aux Néerlandais, qui s'occuperont de les identifier, et transportés jusqu'aux Pays-Bas à bord d'un avion de transport Hercule C130 de l'armée de l'air néerlandaise.

Selon un chef rebelle, 282 des 298 corps ont pu être récupérés.

Des images provenant d'une vidéo de Reuters montrent une des boîtes noires de l'avion.

Des images provenant d'une vidéo de Reuters montrent une des boîtes noires de l'avion.

Photo : Reuters TV / Reuters

Alexandre Borodaï refusait jusqu'à aujourd'hui de céder les boîtes noires, disant ne pas faire confiance aux experts ukrainiens.

L’Ukraine s’est dite prête à donner les rênes de l’enquête internationale aux Pays-Bas, peuple qui a « le plus souffert » dans cette tragédie, a fait savoir le premier ministre Arseni Iatseniouk. Les Pays-Bas ont perdu 193 personnes dans la tragédie.

Cessez-le-feu dans la zone

Le chef des rebelles prorusses a aussi annoncé « un cessez-le-feu dans un périmètre de 10 km autour » du lieu de l'écrasement, une mesure depuis longtemps réclamée par la communauté internationale. 

Des experts internationaux ont finalement eu accès au site de l'écrasement, lundi. Plus tôt, le secrétaire d'État américain, John Kerry, avait déploré que les observateurs européens n'avaient eu accès au site que pendant 75 minutes vendredi et trois heures samedi.

Les États-Unis et l’Europe demandaient depuis plusieurs jours l’accès libre au site de l’écrasement, qui a été assiégé par les rebelles prorusses. Ils craignent que les rebelles n’aient altéré les preuves. « Que tentent-ils de cacher? », a lancé Barack Obama, en conférence de presse mardi matin.

Vladimir Poutine avait lui-même pressé les rebelles à permettre l’accès au terrain aux enquêteurs internationaux.

La pression s’accentue sur la Russie - Le récit de Frédéric Nicoloff

Menaces de sanctions contre la Russie

Le président russe a par ailleurs répété que l’écrasement de l’avion n’aurait pas eu lieu si l’Ukraine avait respecté la trêve avec les rebelles.

De son côté, le Canada a décrété de nouvelles sanctions visant la Russie. L’Union européenne et les États-Unis n’ont pas encore ordonné de nouvelles sanctions pour l’instant. Barack Obama a toutefois indiqué que la Russie se retrouverait « isolée » si elle continuait à alimenter le conflit. 

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

International