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Un chasseur ukrainien aurait volé près de l'avion malaisien, selon Moscou

Un chasseur Soukhoï SU-25 de l'aviation ukrainienne.

Un chasseur Soukhoï SU-25 de l'aviation ukrainienne.

Photo : Dima Sergienko

Reuters

La Russie a mis au défi, lundi, Kiev et Washington de prouver leurs accusations contre Moscou et les rebelles prorusses dans la destruction du Boeing de la Malaysia Airlines jeudi dernier, qui a fait 298 morts et provoqué une crise internationale.

Le ministère russe de la Défense a également déclaré qu'un chasseur de l'armée de l'air ukrainienne avait volé à moins de cinq kilomètres de l'avion de ligne le jour de la catastrophe. « Les systèmes russes de contrôle de l'espace aérien ont détecté un avion de l'armée de l'air ukrainienne, vraisemblablement un SU-25, en train de décoller en direction du Boeing de la Malaysia [Airlines] », a déclaré le général Igor Makouchev, de l'armée de l'air russe, lors d'une conférence de presse de l'état-major. « La distance entre le SU-25 et le Boeing était comprise entre trois et cinq kilomètres », a-t-il ajouté.

Sur CNN, le président ukrainien Petro Porochenko a démenti les allégations russes. « Ce n'est pas vrai », a-t-il dit. « Tout le monde sait que pendant le laps de temps où s'est produite cette tragédie, tous les avions ukrainiens étaient au sol. »

Selon l'Ukraine et les États-Unis, l'avion a été abattu par un missile sol-air SA-11 de fabrication russe tiré d'une zone tenue par les séparatistes pro-Moscou. Mais le ministère russe de la Défense assure n'avoir jamais fourni de système SA-11 « ni aucune autre arme » aux séparatistes, et n'avoir pas détecté de tirs de missiles proches de la trajectoire de vol du Boeing.

Moscou invite les États-Unis à partager leurs images satellites « s'ils en ont ». Le général Andreï Kartopolov a déclaré aux journalistes que « personne [au sein de la communauté internationale] n'avait vu ces images ».

La Russie demande également des explications à Kiev, qui a répondu s'en tenir à ses informations selon lesquelles les rebelles ont reçu de la Russie un système SA-11 [également appelé Buk], très probablement avec une équipe chargée de le faire fonctionner. « Le service de sécurité ukrainien a déjà publié des informations montrant que les militants négociaient la fourniture de systèmes de missiles Buk », a déclaré une source proche des services de renseignement de Kiev.

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