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MH17 : les Pays-Bas ouvrent une enquête pour crimes de guerre

Des experts internationaux visitent un train contenant les dépouilles de plusieurs victimes de l'écrasement du vol MH-17, le 21 juillet 2014.

Des experts internationaux visitent un train contenant les dépouilles de plusieurs victimes de l'écrasement du vol MH-17.

Photo : Getty Images / Brendan Hoffman / Getty Images News / Getty Images

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La justice néerlandaise a ouvert une enquête sur l'écrasement du vol MH17 de la Malaysia Airlines pour meurtres et crimes de guerre et pour avoir abattu intentionnellement un avion de ligne.

Un procureur néerlandais se trouve actuellement en Ukraine, où il participe à l'enquête sur l'accident du Boeing 777 qui a fait 298 morts, dont 193 ressortissants des Pays-Bas.

Une équipe néerlandaise est par ailleurs arrivée à Donetsk. Il s'agit des premiers enquêteurs internationaux à obtenir l'accès au territoire contrôlé par les rebelles prorusses depuis la catastrophe aérienne. Des enquêteurs de l'Organisation internationale de l'aviation civile (OACI) sont également arrivés en Ukraine, mais ils n'ont pas encore pu se rendre sur le site.

Jusque-là, seuls les représentants de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avaient visité le lieu de l'écrasement. 

« Si dans les prochains jours l'accès au site de la catastrophe reste insuffisant, toutes les options politiques, économiques et financières contre ceux qui en seront directement ou indirectement responsables seront sur la table. »

— Une citation de  Mark Rutte, premier ministre des Pays-Bas

Plusieurs pays ont dit craindre la falsification de preuves sur les lieux de la tragédie. Le premier ministre malaisien Najib Razak a d'ailleurs annoncé que les boîtes noires, qui avaient été saisies par les insurgés, seraient remises lundi soir aux enquêteurs de la Malaisie qui se trouvent en Ukraine, ce qui a été fait. Le premier ministre s'est entendu avec les chefs des séparatistes, qui ont aussi accepté de céder les corps des victimes. Ils ont été mis dans un train, qui fera une escale dans une autre ville de l'est du pays, Kharkiv, pour qu'ils soient donnés aux autorités néerlandaises.

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Les corps des victimes ont été envoyés vers Kharkiv, où ils seront cédés aux autorités néerlandaises.

Photo : MAXIM ZMEYEV / Reuters

La pression s'accentue sur la Russie

Le président américain a affirmé lundi que le chaos sur le site de l'écrasement est une « insulte » pour les familles des victimes, et a pressé les séparatistes de s'en retirer. Barack Obama a soutenu que le président russe, Vladimir Poutine, devait forcer les rebelles à coopérer, sans quoi Moscou sera encore plus isolé de la communauté internationale.

Washington affirme aussi avoir des preuves que les séparatistes prorusses, aidés par la Russie, ont détruit l'appareil en plein vol. Selon le secrétaire d'État John Kerry, la Russie a envoyé, il y a une semaine, un convoi d'équipements avec de nombreux lance-missiles. Les combattants séparatistes auraient aussi été formés sur ces systèmes de défense aériens. Ils ont d'ailleurs abattu une dizaine d'avions militaires ces derniers mois.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a également soutenu que la tragédie avait été causée par l'intervention militaire de la Russie en Ukraine. Le Canada a ainsi annoncé de nouvelles sanctions économiques touchant 110 personnes et entités en Russie. Cette nouvelle initiative s'inscrit dans une série de sanctions imposées par le Canada depuis le début du conflit dans l'est de l'Ukraine.

Les membres de l'Union européenne se rencontreront mardi pour évaluer s'ils imposent de nouvelles sanctions à la Russie. Le premier ministre britannique David Cameron a prôné l'imposition de sanctions économiques « percutantes », tout comme son homologue néerlandais. Toutefois, selon des sources diplomatiques, l'Europe ne devrait pas ordonner de nouvelles sanctions, se concentrant plutôt à mettre en œuvre celles qui avaient déjà été annoncées.

5000 $ à chaque famille de victime

La compagnie aérienne Malaysia Airlines a par ailleurs annoncé lundi qu'elle verserait une indemnité de 5000 $ à chaque famille des 283 passagers morts dans l'accident du vol MH17.

Le ton se durcit envers la Russie au sujet de cet avion de ligne abattu dans l'est de l'Ukraine. Le président Obama exhorte Vladimir Poutine à faire pression sur les rebelles pour qu'ils coopèrent à l'enquête. Jean-François Bélanger fait le point.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et Associated Press

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