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Dimanche sanglant à Gaza

Bombardement dans le quartier Shejaia, dans la bande de Gaza, le dimanche 20 juillet 2014. Photo: Finbarr O'Reilly / Reuters
Radio-Canada

Plus de 100 Palestiniens et 13 soldats israéliens ont été tués dimanche, la journée la plus sanglante depuis le début de l'offensive de l'armée israélienne dans la bande de Gaza. Une trêve humanitaire de deux heures a par ailleurs été rapidement rompue.

En fin de journée, le Hamas a revendiqué la capture d'un soldat israélien. Cette capture serait la première depuis la libération du soldat israélien Gilad Shalit, en 2011. En soirée, le représentant d'Israël à l'ONU a cependant affirmé qu'aucun soldat n'avait été capturé, et que ces rumeurs étaient fausses.

Des habitants de Gaza ont rapporté la nuit dernière les bombardements les plus forts depuis le début des hostilités, le 8 juillet.

Selon le chef des services de santé locaux, Youssef Abou Reesh, au moins 400 Palestiniens ont été blessés depuis le début de la journée et plusieurs milliers d'autres ont été forcés de fuir, drapeaux blancs à la main. 

Le bilan a été particulièrement sanglant à Chajaya, une banlieue à l'est de la ville de Gaza, où 65 Palestiniens ont été tués dans des frappes israéliennes. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a parlé d'un « massacre atroce ».

Les forces armées israéliennes ont justifié la violence des bombardements à Chajaya en expliquant que le Hamas utilise cet endroit pour lancer ses roquettes.

Israël y a donc intensifié l'opération terrestre lancée jeudi, avec l'objectif de détruire le réseau de tunnels qui permettrait aux activistes palestiniens d'atteindre Israël. 

Un lourd bilan

Les autorités palestiniennes estiment que le conflit a fait au moins 425 morts en 13 jours. Selon l'ONU, les trois quarts sont des civils et au moins 70 000 personnes ont trouvé refuge dans l'une de leurs installations. Dix-huit soldats israéliens ont péri depuis le début du conflit. 

Trêve rompue à Chajaya

Après avoir accepté une trêve humanitaire de deux heures dimanche dans le quartier de Chajaya, Israël a repris son offensive, affirmant que le Hamas avait rompu la trêve demandée par la Croix-Rouge. Cette trêve devait permettre le transport de victimes. Plus tôt, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, s'est dit favorable à une trêve humanitaire de trois heures.

En après-midi, l'armée israélienne a indiqué qu'elle réappliquait une trêve d'une durée d'une heure à Chajaya. 

Efforts diplomatiques

Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité a été convoquée dimanche soir.

Des rencontres importantes étaient aussi prévues au Qatar afin de préparer un éventuel cessez-le-feu. Mahmoud Abbas devait rencontrer le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, ainsi que le chef du Hamas en exil, Khaled Mechaal.

Ban Ki-moon est dans la région dans l'espoir de désamorcer le conflit et de trouver une solution pour mettre fin aux attaques, en collaboration avec les acteurs régionaux et internationaux. « Israël doit fait preuve de la plus grande retenue et en faire beaucoup plus pour protéger les civils », a-t-il déclaré dimanche.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a indiqué qu'il se rendrait lundi au Proche-Orient pour discuter d'une trêve, mais précise que le Hamas refuse « obstinément » tout cessez-le-feu avec Israël. Washington continue d'affirmer qu'Israël a « le droit de se défendre contre les tirs de roquettes » et prie le Hamas d'accepter une trêve « pour épargner des vies ».

Le Hamas a déjà refusé lundi dernier un cessez-le-feu mis sur la table par l'Égypte et accepté par Israël.

Comprendre la crise à Gaza en 5 questions

Pour lire la carte sur un appareil mobile, cliquez ici. (Nouvelle fenêtre)

Israël-Palestiniens, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.

 

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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