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Israël intensifie son offensive à Gaza

Chars israéliens à Gaza

Photo : Ronen Zvulun / Reuters

Radio-Canada

L'offensive terrestre lancée jeudi soir par Israël a fait au moins 55 morts parmi les Palestiniens, dont huit enfants et un nourrisson, selon les autorités médicales sur place, ainsi qu'un mort dans les rangs de l'armée israélienne.

L'armée israélienne a mobilisé artillerie, chars d'assaut et infanterie pour tenter de porter un nouveau coup aux forces du Hamas, qui poursuivent leurs tirs de roquettes depuis la bande de Gaza.

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a donné l'ordre de détruire les tunnels qui permettent aux membres de groupes armés palestiniens de s'infiltrer sur le territoire israélien. « J'ai donné pour instruction de se préparer à la possibilité d'intensifier de façon importante l'offensive terrestre, et l'armée agit en conséquence », a-t-il dit à la presse avant une réunion avec ses ministres.

« Nous mettons Nétanyahou en garde contre les conséquences épouvantables d'un acte aussi stupide », a déclaré un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.

Le conflit a coûté la vie à au moins 291 Palestiniens depuis le 8 juillet et fait deux victimes du côté israélien.

Israël-Palestiniens, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.

Le nombre de déplacés a presque doublé en 24 heures, pour atteindre 40 000 personnes, selon l'agence de l'ONU dans la bande de Gaza. Quelque 1,8 million de personnes y sont soumises à un blocus israélien depuis des années. Le Programme alimentaire mondial espère pouvoir y distribuer de la nourriture à 85 000 personnes dans les prochains jours.

La diplomatie internationale se mobilise

L'ONU s'est dite inquiète vendredi de la lourde riposte d'Israël à Gaza. Le secrétaire général Ban Ki-moon a annoncé qu'il se rendra au Proche-Orient samedi.

Le secrétaire général a déjà imploré Israël de faire plus pour épargner les civils dans la bande de Gaza. « Je regrette qu'en dépit de mes avertissements répétés et de ceux de nombreux responsables régionaux et internationaux, un conflit déjà dangereux s'aggrave encore. J'exhorte Israël à faire beaucoup plus pour faire cesser les pertes civiles », a déclaré Ban Ki-moon.

M. Ki-moon a également condamné les tirs de roquettes de la bande de Gaza en direction d'Israël, qui ont mis fin la veille à un cessez-le-feu de cinq heures.

À Washington, Barack Obama a dit avoir appelé Benyamin Nétanyahou pour exprimer le soutien des États-Unis à l'autodéfense d'Israël. Il a néanmoins prévenu le premier ministre israélien contre les risques d'escalade et de nouvelles pertes civiles.

Même écho en Allemagne. « Les deux parties doivent accepter des compromis douloureux, mais nous nous tenons aux côtés d'Israël en ce qui concerne son autodéfense », a renchéri la chancelière allemande Angela Merkel.

Entrevue avec Leila Shahid, représentante de l'Autorité palestinienne auprès de l'UE

La France en renfort

Au premier jour d'une tournée au Proche-Orient, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a appelé vendredi à « casser la spirale de la violence ». À l'issue d'une rencontre avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au Caire, le chef de la diplomatie française a une nouvelle fois proposé la mise en place d'une mission d'aide frontalière de l'Union européenne aux points de passage entre Gaza et Israël.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a pour sa part exhorté toutes les parties à ouvrir des négociations pour mettre fin aux combats,  quatre jours après qu'une proposition de cessez-le-feu, acceptée par le gouvernement israélien, eut été rejetée par le Hamas.

Pour tenter de sortir de l'impasse, Laurent Fabius a demandé au Qatar d'user de son influence sur le Hamas.

Le Qatar, qui accueille de nombreux dirigeants islamistes en exil dont le leader du Hamas Khaled Mechaal, est considéré comme un acteur clé en vue de la résolution de la guerre ouverte entre le Hamas et Israël.

Laurent Fabius doit rencontrer le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi samedi avant de se rendre en Jordanie, puis à Tel-Aviv en Israël, où il s'entretiendra dimanche avec Benyamin Nétanyahou.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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