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Fermeture de la clinique Morgentaler de Fredericton : des voix réclament un meilleur accès à l'avortement

Radio-Canada

Des intervenants réclament une plus grande accessibilité aux services d'avortement au Nouveau-Brunswick, vendredi, tandis que la clinique Morgentaler de Fredericton effectue ses dernières interventions.

Des intervenants réclament une plus grande accessibilité aux services d'avortement au Nouveau-Brunswick, vendredi, tandis que la clinique Morgentaler de Fredericton effectue ses dernières interventions.

Près de 200 personnes ont manifesté devant la clinique et l'édifice de l'Assemblée législative, vendredi midi, pour souligner la fin des interventions et réclamer une modification à la loi.

Selon la loi provinciale, un avortement ne peut être financé par le gouvernement que s'il est réalisé dans un hôpital, et que deux médecins ont donné leur accord pour la procédure.

Déclaration du chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant

« Nous savons qu'il y a des obstacles au Nouveau-Brunswick, des obstacles qui empêchent les femmes d'avoir accès aux services de santé reproductive dans cette province. Pendant plusieurs années, la clinique Morgentaler a servi de béquille pour un système inadéquat. Alors que la fermeture de la clinique serait un autre obstacle important à l'accès à ces services, il est loin d'être le seul. »

« À titre de chef de l'opposition, je me suis engagé, il y a quelques mois, à identifier tous les obstacles à l'accès afin de les éliminer et d'assurer que nous respectons le droit des femmes de choisir, tel que confirmé par la Cour suprême du Canada et garanti dans la Loi canadienne sur la santé. »

La directrice de la clinique Morgentaler, Simone Leibovitch, affirme que l'établissement n'a plus les moyens de réaliser des avortements qui ne sont pas financés par le gouvernement provincial.

Une collecte de fonds en ligne organisée par le groupe Justice reproductive Nouveau-Brunswick a réussi à amasser plus de 100 000 $ pour renouveler le bail de la clinique, mais on ne sait pas si cela sera suffisant pour maintenir le service.

« C'est difficile à dire, mais en fait, si on veut que les services de santé soient publics comme c'est le cas habituellement au Canada, il faut que ce soit vraiment le gouvernement qui fasse en sorte que les services d'avortement soient disponibles dans l'ensemble de la province. Donc, pas seulement ce qu'on a actuellement comme situation : offerts dans deux hôpitaux et avec toutes les barrières qu'on connaît », explique Sylvie Morin, présidente du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick.

Selon Catherine Gosselin, une étudiante, un accès libre à l'avortement est essentiel au Nouveau-Brunswick. « L'idée, c'est que c'est tellement important d'avoir l'option de l'avortement. Pas que personne n'est pour l'avortement. Ça n'existe pas quelqu'un qui est pour l'avortement. C'est une situation difficile pour tout le monde. Je trouve que la dernière chose qu'une femme a besoin quand elle passe quand même une situation aussi difficile que l'avortement, c'est dur sur le corps, dur sur le moral, ça vient vraiment affecter la personne... la dernière chose qu'elle a besoin, ce sont des gens qui ne sont pas d'accord avec elle, qui la jugent et qui sont fâchés contre elle », affirme Catherine Gosselin.

La clinique Morgentaler est le seul établissement privé dans la province à offrir l'avortement. Elle a effectué en moyenne 500 interruptions de grossesse par année. Elle reçoit principalement des patientes du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard. L'intervention est réalisée sans avis médical, et elle coûte de 700 $ à 850 $.

Le Nouveau-Brunswick est la seule province au pays avec une clinique d'avortement privée qui ne reçoit aucun financement public.

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