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Budget déficitaire : le CSSS de Gatineau blâme Québec

L'hôpital de Hull

L'hôpital de Hull

Photo : Google

Radio-Canada

Le Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG) a adopté mercredi soir un budget qui prévoit un déficit de 8 millions de dollars pour l'année en cours.

Le conseil d'administration, qui anticipait au départ un déficit de 4 millions de dollars, blâme Québec pour la situation plus critique que prévu. Les compressions de 8,6 millions de dollars imposées par le ministère de la Santé l'auraient forcé à réviser ses plans.

Selon le président du conseil d'administration du CSSSG, Bruno Bonneville, l'Outaouais ne bénéficie plus d'un statut particulier réel depuis les dernières compressions dans le domaine de la santé.

Il croit que le ministère de la Santé devrait lui-même se serrer la ceinture avant d'imposer des compressions aux hôpitaux.

« La bureaucratie dont parle le ministre Barrette, ce n'est pas dans les établissements qu'elle se trouve, c'est plutôt sous son nez dans le ministère. Si vraiment il veut faire des sacrifices au niveau de la bureaucratie, de l'administration, il devrait regarder sous son nez », affirme Bruno Bonneville.

 Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, s'est empressé de répliquer à ses accusations.

« La responsabilité des hôpitaux est de faire en sorte que, avec le budget qui leur est imparti, qu'ils arrivent à la fin en équilibre. Lorsqu'on a un déficit, on doit le justifier », a-t-il déclaré.

Le ministre affirme que le CSSSG « aura à répondre à certaines questions » lors de discussions qui auront lieu probablement à l'automne.

Impact sur les patients

Le directeur général adjoint du CSSSG, Denis Marleau, a admis que certains services aux usagers risquent d'être touchés.

Les Gatinois pourraient devoir payer pour des services qui sont présentement gratuits, a précisé le président du Conseil d'administration, Bruno Bonneville.

Les listes d'attente seront possiblement plus longues et moins de lits risquent d'être à la disposition des patients pendant leur séjour dans les hôpitaux.

Le CSSS craint aussi la centralisation de services qui étaient offerts à plusieurs endroits dans le passé.

Les infirmières s'inquiètent

Le déficit pourrait être synonyme de pertes d'emplois et de surcharge de travail pour les 1800 membres du syndicat des infirmières.

La présidente, Lyne Plante, ne cache pas son inquiétude. « Le personnel est épuisé, on ne peut pas leur en demander plus, on n'est pas capable d'en donner plus », explique-t-elle.

Si on veut donner une qualité, ce n'est pas en abolissant des postes qu'on va être capable de garder la même qualité de soins.

Une citation de Lyne Plante, présidente du syndicat des infirmières

Une rencontre est prévue mardi prochain entre la direction du CSSS de Gatineau et les différents syndicats de professionnels de la santé de l'Outaouais, pour discuter de l'impact réel de ce déficit. Ils tenteront alors de trouver des pistes de solutions.

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