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Syrie : Assad prête serment pour un nouveau mandat

Le président syrien Bachar Al-Assad Photo: REUTERS/SANA
Reuters

Le président syrien Bachar Al-Assad a prêté serment mercredi pour un second septennat après sa victoire électorale le mois dernier, présentée comme un simulacre de démocratie par ses opposants et comme la preuve de l'échec de la rébellion par ses partisans.

L'héritier d'Hafez Al-Assad, arrivé au pouvoir à la mort de son père en 2000, a profité de cette apparition publique - devenues rares depuis le début de la guerre civile il y a plus de trois ans - pour prononcer un discours de fermeté.

Calme et assuré, il s'en est pris aux insurgés, mais aussi aux pays occidentaux et aux monarchies du Golfe, qui financent et arment certains groupes rebelles depuis 2011.

« Nous constaterons bientôt que les États arabes, ceux de la région et les États occidentaux qui ont soutenu le terrorisme paieront un prix élevé », a dit Bachar Al-Assad lors de la cérémonie au palais présidentiel de Damas retransmise à la télévision d'État.

« Nous n'allons pas cesser de combattre le terrorisme et de le frapper où qu'il se trouve jusqu'à ce que nous ayons rétabli la sécurité partout en Syrie », a également déclaré le chef de l'État.

Une grande partie du territoire syrien est aux mains de différentes factions insurgées, parmi lesquelles l'État islamique (ex-État islamique en Irak et au Levant, EIIL), qui a
également pris le contrôle de portions de territoire en Irak.

Bachar Al-Assad, soutenu entre autres par la Russie et l'Iran, a toujours ignoré les appels de l'Occident lui demandant de se retirer depuis le début de la guerre civile, alors que le conflit a fait au moins 170 000 morts.

L'ONU estime aujourd'hui qu'environ 10,8 millions de personnes en Syrie ont besoin d'une aide humanitaire.

Aucune valeur, selon les États-Unis

Les forces gouvernementales ont repris ces derniers mois plusieurs grandes villes du pays, parmi lesquelles Homs, et, avec l'appui de combattants du Hezbollah venus du Liban, elles assiègent actuellement les rebelles qui tiennent Alep.

Mais dans l'est et le nord-est, une partie importante du pays demeure sous le contrôle des insurgés. L'État islamique a même conforté ses positions ces dernières semaines, infligeant des revers à plusieurs autres factions islamistes en utilisant une partie de l'arsenal militaire dont il s'est emparé en Irak.

Depuis le début, Bachar Al-Assad présente la guerre civile comme une bataille de l'État contre l'extrémisme, une position confortée par les récentes victoires de l'État islamique en Irak.

Les résultats officiels de la présidentielle de juin ont donné 88,7 % des suffrages exprimés au président sortant.

Le gouvernement a présenté le scrutin comme la preuve de la volonté de Bachar Al-Assad de mener des réformes démocratiques, d'autant plus que, pour la première fois depuis l'avènement de la famille Assad, deux autres candidats ont pu se présenter.

Alors que les États-Unis considèrent que le scrutin n'a aucune valeur, la Russie l'a jugé libre, loyal et transparent et elle a critiqué les pays qui dénonçaient les conditions de son déroulement.

Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient

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