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Difficile de trouver un assureur pour les copropriétés

Des condominiums en banlieue

Difficile d'assurer des condos

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les syndicats de copropriétés peinent à trouver des assureurs qui veulent les prendre en charge, une tendance qui prend de l'ampleur partout au Québec.

Le nombre de réclamations dues à des dégâts causés par l'eau connaît une hausse importante depuis quelques années. Au Québec, on estime que 60 % à 70 % des réclamations sont dues à de tels incidents.

Aujourd'hui, à peine trois ou quatre compagnies d'assurance acceptent de prendre en charge les dossiers des immeubles en copropriété.

Avec l'explosion du nombre de copropriétés, particulièrement dans les centres urbains, le nombre de réclamations est à la hausse. En conséquence, les franchises des copropriétaires gonflent.

Par exemple, les franchises de Sara Vézina Ulrick, propriétaire d'un condo, sont passées de 5000 $ à 15 000 $ depuis 2008. Selon le gestionnaire de son édifice, Guy René, une telle augmentation est devenue la norme.

Si certains dégâts ne sont pas causés par l'incurie du propriétaire, d'autres auraient pu être facilement évités, estiment les compagnies d'assurance.

Les gestionnaires et les assureurs ne parlent pas de négligence dans tous les cas, mais dénoncent le laxisme de certains copropriétaires.

« Les gens qui vont en copropriété sont des personnes qui ne veulent plus s'occuper de rien. Ils ne veulent plus faire de gazon, plus déneiger, ils ne veulent plus avoir à faire l'entretien d'immeuble », explique Guy René.

Enfin, certaines copropriétés n'ont tout simplement pas de fonds de prévoyance pour effectuer les travaux importants.

Ce laisser-aller est donc trop risqué pour les assureurs, qui préfèrent éviter une abondance de réclamations.

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