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Les pays du BRICS créent leur banque de développement

Le président russe Vladimir Poutine, le premier ministre indien Narendra Modi, la présidente du Brésil Dilma Rousseff, le président chinois Xi Jinping et le président sud-africain Jacob Zuma
Le président russe Vladimir Poutine, le premier ministre indien Narendra Modi, la présidente du Brésil Dilma Rousseff, le président chinois Xi Jinping et le président sud-africain Jacob Zuma Photo: ? Nacho Doce / Reuters
Radio-Canada

Les représentants des cinq pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) créent une banque de financement dotée d'un capital de 50 milliards de dollars et d'un fonds d'urgence de réserves de 100 milliards de dollars.

La nouvelle institution s'installera à Shanghai et son premier président sera indien, selon la déclaration finale du 6e sommet de ce club organisé à Fortaleza, au Brésil.

Cette nouvelle institution veut faire contrepoids à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI) où ces pays, qui représentent 40 % de la population mondiale et un cinquième de la richesse, s'estiment mal représentés.

La banque financera des travaux d'infrastructures et le fonds de réserve répondra aux crises monétaires.

Le capital initial de 50 milliards de dollars sera apporté à parts égales par les membres d'ici sept ans.

Le fonds de réserve offrira de son côté 100 milliards de dollars, 41 apportés par la Chine, 18 par la Russie, le Brésil et l'Inde, et cinq par l'Afrique du Sud.

Le groupe BRICS : du financement, mais aussi de la diplomatie

Le rendez-vous du groupe est aussi l'occasion de faire entendre sa voix sur le plan diplomatique.

Le président russe Vladimir Poutine, qui est de retour dans un sommet international depuis son éviction du G8, espère voir ses partenaires confirmer leur opposition aux sanctions occidentales visant la Russie - pour son rôle présumé dans le conflit ukrainien. Il entend rallier ses partenaires à sa croisade pour un « nouveau monde multipolaire ».

M. Poutine, qui a effectué une tournée plus large, de Cuba à l'Argentine, appelle à « empêcher le harcèlement de pays en désaccord avec les décisions des États-Unis et leurs alliés. »

Avec les informations de Agence France-Presse

Économie