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Quel est le rôle du Soleil dans l'histoire?

La déesse égyptienne Isis, divinité solaire par excellence

La déesse égyptienne Isis, divinité solaire par excellence

Photo : iSotck

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Source de vie sur Terre, le Soleil depuis des temps immémoriaux a suscité l'admiration autant que la crainte. Selon l'historien Jean-Paul de Lagrave et professeur retraité de l'Université du Québec à Montréal, « depuis l'aube des temps, un hommage spontané fut rendu au Soleil ».

La plus connue des cultures de l'humanité qui ait révéré le Soleil est certes la culture de l'Égypte ancienne, pays où le Soleil a toujours été omniprésent dans le paysage local. Mais cette adoration du Soleil n'a empêché en rien les savants de l'époque de faire leurs observations et leurs mesures. Ainsi, le calendrier solaire égyptien est né en 4200 avant notre ère.

Cet amour, ce culte du Soleil a été repris notamment par de nombreuses cultures méditerranéennes. Il existait également en Inde, Surya étant le dieu Soleil. « Celui qui désire l'intelligence doit adorer le Soleil », disait-on dans l'hindouisme.

Parmi les célébrités du monde antique qui se sont identifiées au Soleil, mentionnons Alexandre le Grand, qui a en a fait son symbole.

Parallèlement, le culte d'Isis, au départ une déesse égyptienne (et soeur d'Osiris), a rejoint tout le pourtour de la mer Méditerranée.

Religion et Soleil

L'Église chrétienne, puis catholique, ont sévèrement réprimé le culte solaire. L'Empire romain, devenu chrétien, va détruire tous les temples et tuer tous les prêtres et savants liés à l'ancienne culture solaire de l'Égypte. Des églises seront notamment construites sur les ruines des temples ainsi démolis.

Sans qu'on s'en rende trop compte, vu le passage du temps, l'Église va s'emparer des symboles païens, comme celui d'Isis, que l'on dit être en partie responsable du culte voué à Marie, présumée mère de Jésus Christ. Malgré la répression du culte solaire d'Isis, il va se poursuivre pendant encore 150 ans, pour prendre fin peu avant l'an 400 de notre ère.

L'Église va aussi s'emparer des symboles solaires traditionnels, dont le dimanche, jour du soleil: jour du Seigneur. C'est l'empereur Constantin qui décrétera le jour vénérable du Soleil. Tout ça, sans compter de nombreuses fêtes dites païennes, comme le solstice, transformé en fêtes religieuses, comme la Fête-Dieu et la Saint-Jean-Baptiste.

Dans les Amériques, les puissances colonisatrices, notamment l'Espagne, vont poursuivre dans la même veine leur persécution contre le culte solaire. La répression contre les « païens » va donc se poursuivre en Amérique.

Car les Incas, au Pérou actuel, et les Aztèques, au Mexique, vouaient eux aussi un culte au Soleil. À l'image du pharaon égyptien, l'empereur inca est l'intendant du Soleil sur Terre. Mais les cultes autochtones précolombiens, associés à des sacrifices humains annuels, liés au Soleil, seront dénoncés par les conquérants espagnols, qui ne se gêneront alors plus pour commettre de plus grands sacrifices encore, celui de faire disparaître des civilisations entières.

Lumières et Soleil

Plus près de nous, à la Renaissance, mais encore davantage à l'époque des Lumières, le Soleil a repris droit de cité. L'héliocentrisme devient alors la norme pour les scientifiques qui vont devenir le fer de la lance de la connaissance encyclopédique naissante.

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