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Des chercheurs montréalais sur la piste d'un traitement de l'alzheimer

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À gauche, le cerveau d'une personne de 70 ans atteinte de l'alzheimer. À droite, le cerveau d'une personne de 70 ans qui ne présente aucune trace de la maladie.

À gauche, le cerveau d'une personne de 70 ans atteinte de l'alzheimer. À droite, le cerveau d'une personne de 70 ans qui ne présente aucune trace de la maladie.

Photo : Université de Washington

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs montréalais ont découvert une prédisposition génétique, relativement fréquente au sein de la population, qui permettrait de retarder – sur une période pouvant atteindre quatre ans – le déclenchement de la forme la plus commune de la maladie d'Alzheimer.

Grâce à leurs travaux, les chercheurs croient qu'ils pourraient reproduire la protection génétique observée et ainsi parvenir à retarder le déclenchement de la maladie.

La découverte de l'équipe de chercheurs de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas et de l'Université McGill, menée par le docteur Judes Poirier, améliore la compréhension de la neurobiologie de la maladie d'Alzheimer.

« Nous avons découvert que des variantes génétiques spécifiques dans un gène appelé HMG CoA réductase, qui règle normalement la production et la mobilisation du cholestérol dans le cerveau, pouvaient modifier le processus et retarder de près de quatre ans le déclenchement de la maladie d'Alzheimer », a déclaré le docteur Poirier dans un communiqué. « Cela constitue une percée remarquable dans un domaine où les recherches ont rarement été couronnées de succès ces dernières années. »

De plus, la découverte ouvre de nouvelles pistes thérapeutiques. Les scientifiques croient pouvoir profiter de cette percée pour développer de nouveaux traitements utilisant cette prédisposition génétique.

« Ces derniers résultats génétiques obtenus par l'équipe du Dr Poirier représentent un pas important dans la compréhension de la neurobiologie de la maladie d'Alzheimer, et aussi dans l'utilisation de la génétique pour découvrir une nouvelle cible moléculaire qui réponde aux nouveaux traitements développés », a ajouté la directrice scientifique du Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, la professeure Brigitte Kieffer.

Les recherches des deux dernières décennies sur la maladie d'Alzheimer se sont surtout concentrées sur l'identification de facteurs génétiques et environnementaux pouvant causer ou accélérer la progression des formes les plus communes de la maladie. Les recherches de l'équipe de M. Poirier ont pris le problème dans le sens inverse, s'affairant plutôt à identifier des facteurs génétiques susceptibles de retarder le déclenchement de la maladie.

Les résultats de la recherche ont été dévoilés en marge de la conférence internationale de l'Association Alzheimer qui se déroule à Copenhague, au Danemark.

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