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La tordeuse des bourgeons de l'épinette sous la loupe des scientifiques

Tordeuse du bourgeon de l'épinette

La chenille de la tordeuse du bourgeon de l'épinette mange les aiguilles des sapins et de l'épinette.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'épidémie de tordeuse des bourgeons de l'épinette, qui touche les forêts de la Côte-Nord depuis 2006 et qui s'étend vers l'ouest et le sud-est de la province, intrigue les scientifiques.

Une douzaine de chercheurs du Service canadien des forêts et de l'Université du Québec à Montréal, qui passent l'été à étudier le phénomène à Baie-Comeau, commencent à tracer un lien entre l'épidémie et le réchauffement climatique.

« C'est étonnant de voir une épidémie qui commence dans le nord-est du Québec, affirme le chercheur Louis De Granpré, du Service canadien des forêts. On n'avait jamais vu ça dans le passé. »

M. De Granpré croit que l'éclosion de la présente épidémie de tordeuse dans la Manicouagan, au 50e parallèle, pourrait s'expliquer en partie par le réchauffement de la planète.

« Les épidémies antérieures avaient tendance à commencer dans le sud-ouest du Québec, en Outaouais. Puis, au fur et à mesure que l'épidémie progressait, il y avait moins de nourriture dans ces endroits-là, et l'insecte progressait plus vers le nord-est », précise-t-il.

La forêt boréale plus vulnérable

La tordeuse représente une sérieuse menace pour les grandes forêts d'épinettes noires, qui récupèrent moins bien que les sapinières quand l'insecte quitte la région.

« Jusqu'à maintenant, on voit qu'il semble y avoir des pertes d'éléments nutritifs ce qui pourrait, possiblement, engendrer des pertes de productivité de ces forêts-là », dit-il.

Conscient de la menace pour la forêt boréale et l'industrie forestière, le gouvernement fédéral vient d'investir 18 millions de dollars, dont le tiers consacré au Québec, pour tenter de contenir l'épidémie qui a déjà gagné la rive sud du Saint-Laurent.

Le territoire infesté au Québec est grand comme la Belgique. Il double chaque année à l'approche du sommet de la courbe épidémique.

Sur la Côte-Nord, la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) prévoit cette année l'arrosage de 155 000 hectares, dont 124 000 dans la région de Baie-Comeau.

Malgré les efforts de la SOPFIM, la tordeuse cause toujours plus de dommages à l'industrie forestière.

Selon les chercheurs, la tordeuse progressera encore pendant un an ou deux dans la région, avant de prendre de l'ampleur dans les forêts au sud du fleuve Saint-Laurent.

Trois millions d'hectares de forêt ont été infestés depuis le début de l'épidémie. Le bilan devrait s'alourdir.

Avec les informations d'Hervé Gaudreault et de Marlène Joseph-Blais.

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