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Philippe Couillard au pays des diamants québécois

Le reportage de Francis Labbé
La Presse canadienne

Le premier ministre Philippe Couillard s'est rendu dans le Grand Nord, jeudi, pour l'inauguration officielle de la première mine de diamants du Québec.

M. Couillard a ainsi voulu souligner le début des travaux de la mine de la société Stornoway, au nord-est du lac Mistassini, sur le territoire des Cris.

M. Couillard fait de ce projet de près de 1 milliard de dollars un symbole de la relance du Plan Nord, lancé par son prédécesseur Jean Charest, qui avait été négligé par le gouvernement Marois, selon les critiques des libéraux.

C'est en 2001, après cinq années de recherches, que le potentiel du projet baptisé Renard a été découvert, près des monts Otish.

La société Stornoway (TSX:SWY) a maintenant complété son montage financier, avec la participation d'Investissement Québec et de la Caisse de dépôt et placement, et le projet peut aller de l'avant pour un investissement totalisant 946 millions $. La minière Agnico Eagle est également impliquée financièrement dans le projet.

Ressources Québec octroie un prêt de 140 millions de dollars portant intérêt sur une base commerciale et un montant maximal de 100 millions de dollars en capital-actions. Les Québécois détiendront ainsi 29 % de l'actionnariat de Stornoway. Le gouvernement du Québec recevra également, en plus des redevances minières, une royauté de 2 %.

Stornoway soutient qu'il s'agit d'un des gisements diamantifères non exploités les plus prometteurs au monde, à une époque où la demande croît sans cesse et que l'offre est de moins en moins abondante. Selon la société, le projet Renard est dorénavant doté de toutes les autorisations, entièrement financé et prêt à construire.

Vue globale du Projet RenardVue globale du Projet Renard Photo : Stornoway Diamond Corporation

La production commerciale est prévue pour le deuxième trimestre de 2017, en fonction de la mise en service de la première usine vers la fin de 2016.

La mine est censée produire 1,6 million de carats par année, pour les 11 années de sa durée de vie.

Selon le gouvernement, le projet créera environ 600 emplois lors de la construction de la mine, puis environ 475 emplois directs lorsque les activités minières commenceront. 

Une route a même été construite pour se rendre à la mine, en collaboration avec le gouvernement du Québec. Il s'agit en fait du prolongement de la route 167, un tronçon de 240 kilomètres, en partie en deux voies sur gravier, une autre partie à voie unique.

La route a d'ailleurs fait l'objet d'une controverse. Un des premiers gestes du nouveau gouvernement Marois avait été de renégocier l'entente avec Stornoway, pour économiser 125 millions de dollars par rapport à la facture estimée initialement à 472 millions de dollars.

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