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Commissions scolaires : des précisions sur les effets des compressions budgétaires imposées par Québec

eleve-primaire
Des élèves lèvent la main. Photo: iStockphoto
Radio-Canada

La Commission scolaire Harricana devra composer avec un manque à gagner de 800 000 dollars l'an prochain. 

Les dirigeants ont dévoilé leur budget 2014-2015 hier soir au Conseil des commissaires. 

Ce montant inclut le coût des élections scolaires du 2 novembre, évalué à 91 000 dollars.

Un comité des finances chargé d'analyser la structure administrative et pédagogique sera formé.

« C'est sûr qu'on a des postes qui vont rester vacants. On a identifié environ 2,5 postes, affirme le directeur général de la Commission scolaire Harricana, Yannick Roy. On a été obligés de faire des compressions qu'on appelle paramétriques. Donc, l'ensemble des écoles et des centres se verront amputer de leur budget une compression paramétrique qui représente environ vingt dollars par élève. Donc, les choix vont revenir à chacune des écoles. »

C'est la quatrième commission scolaire de l'Abitibi-Témiscamingue à chiffrer les effets des compressions annoncées dans le premier budget du gouvernement Couillard.

Commission scolaire du Lac-Abitibi

La Commission scolaire du Lac-Abitibi doit aussi faire face à des compressions.

Les dirigeants ont décidé d'imposer des frais de surveillance sur l'heure du dîner de 125 dollars par enfant à compter de la rentrée scolaire.

Cette commission scolaire n'avait jamais chargé de tels frais aux parents, contrairement à plusieurs autres organisations de la région et de la province.

La directrice générale de la Commission scolaire du Lac-Abitibi, Isabelle Godbout, affirme que : « Ce n'est pas de gaité de cœur que nous en sommes rendus là, mais tous préfèrent que la commission se centre sur sa mission en priorisant les dépenses pour la mise en œuvre de sa mission éducative et pédagogique. Les services pédagogiques et d'aide aux élèves en difficultés sont non seulement obligatoires, contrairement à la surveillance du dîner, mais incontournables si on vise la réussite de nos élèves. »

Témiscamingue, Rouyn-Noranda et Val-d'Or

La Commission scolaire du Lac-Témiscamingue doit quant à elle éponger des compressions budgétaires de l'ordre de 350 000 à 750 000 dollars — ces données doivent être précisées lors de l'adoption du budget, planifiée pour la rentrée scolaire.

Ces compressions affecteront le service administratif et le personnel. La Commission scolaire du Lac-Témiscamingue n'aura pas, non plus, le choix que de couper dans les services aux élèves, selon son directeur général, Éric Larivière

« Au niveau administratif, on a déjà coupé pour l'an prochain un poste de cadre, précise-t-il. Ce qu'on voit aussi dans les coupures et ce qui est inquiétant, [c'est qu']on dit toujours : ­­­"faites les coupures mais, s'il vous plaît, ne touchez pas les services à l'élève". C'est impossible parce qu'il y a même une partie des coupures qui est très ciblée en lien avec les services, poursuit Éric Larivière. Par exemple, "aide aux devoirs" ou "agir autrement dans les écoles" avec du personnel qui travaille avec des élèves en difficulté [deux des rubriques budgétaires visées par les compressions du gouvernement du Québec]. [...] Diminuer ces budgets-là, ça sera impossible de le faire sans couper dans certains services. »

Rappelons que la Commission scolaire de Rouyn-Noranda a annoncé la semaine dernière qu'elle devra composer avec un manque à gagner de 885 000$ pour l'exercice 2014-2015.

La Commission scolaire de l'Or-est-des-Bois fait quant à elle face à des compressions de plus de 2 millions de dollars.

Les commissaires ont déjà coupé un million de dollars en essayant de préserver les services aux élèves. Ils ont par exemple fermé le comptoir de taxes au centre administratif, réduit les frais de gestion et diminué les services-conseils aux employés.

Chaque école devra maintenant revoir son budget, comme l'explique le président de la Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois, Gaëtan Gilbert. « Pour l'instant, il n'y a pas de postes qui ont été coupés — il y a des postes qui ne sont pas remplacés. [Les compressions vont être effectuées] être en fonction des besoins de chaque centre, explique-t-il. Sur le 2,1 millions [de compressions totales], pour l'instant on a trouvé des solutions pour 1,1 million. Il reste 1 million pour lequel chaque centre ou chaque école devra faire des choix en fonction de leurs besoins et de leurs priorités. »

Abitibi–Témiscamingue

Société