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Débat sur la prostitution : le député conservateur Robert Goguen crée un malaise

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Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député fédéral Robert Goguen, semblant confondre viol et prostitution, a posé à une intervenante une question à laquelle elle a eu de la difficulté à répondre, lundi, dans le cadre du débat sur les changements proposés aux lois encadrant la prostitution au Canada, qui se déroule à Ottawa.

Timea Nagy, l'une des participantes prenant la parole devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne, a raconté au comité son expérience horrifiante de la traite de personnes. Elle a expliqué avoir été violée par trois hommes.

Si des policiers étaient intervenus pour la secourir quand elle a été violée, a demandé le député Robert Goguen, aurait-elle senti que sa liberté d'expression était brimée?

M. Goguen semblait faire référence à l'un des arguments des opposants aux changements législatifs proposés, qui affirment, entre autres, que ces mesures brimeraient la liberté d'expression des travailleuses du sexe, car on limiterait leurs moyens d'annoncer leurs services.

Mme Nagy a d'abord répondu qu'elle ne comprenait pas la question du député, parce que l'anglais est pour elle une langue seconde. M. Goguen a expliqué qu'il voulait dire qu'elle ne s'exprimait pas librement lorsqu'elle subissait le viol collectif. Il a ajouté que si elle avait été secourue, elle n'aurait pas jugé que sa liberté d'expression avait été brimée.

Un participant à l'audience a réexpliqué la question à Mme Nagy. Elle a ensuite répondu non, et l'audience s'est poursuivie.

Debby Warren, directrice générale de l'organisme Sida/Aids MonctonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Debby Warren, directrice générale de l'organisme Sida/Aids Moncton

Photo : Julie-Anne Lapointe/Radio-Canada

Debby Warren, directrice générale de l'organisme Sida/Aids Moncton, dit croire que le député Goguen confond le viol et les questions entourant la prostitution. Le viol est illégal, souligne-t-elle, et qu'il s'agisse d'une travailleuse du sexe ou de toute autre citoyenne, on a droit à une protection policière.

Le député Robert Goguen n'est pas disponible pour commenter. Son bureau entend toutefois publier une déclaration plus tard cette semaine.

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