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Yves Bolduc n'est coupable que d'avoir travaillé très fort, selon Gaétan Barrette

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, se porte à la défense de son collègue médecin et ancien titulaire du ministère, Yves Bolduc, maintenant ministre de l'Éducation.

En entrevue à ICI Radio-Canada Première ce matin, M. Barrette estime que son collègue a touché, en toute légalité et moralité, 215 000 $ en primes du ministère de la Santé pour avoir pris en charge 1500 patients pendant son séjour dans l'opposition.

M. Barrette soutient également que la vindicte contre le ministre Bolduc est injustifiée puisqu'il n'est coupable que d'avoir travaillé fort pour la société québécoise. « Le Québec est un endroit très particulier dans le monde parce qu'apparemment travailler très fort est quelque chose de répréhensible », avance-t-il.

Le ministre de la Santé déplore qu'on reproche à M. Bolduc ce qu'on permet à d'autres députés, notamment l'une des têtes d'affiche de Québec solidaire, Amir Khadir. Également médecin, ce dernier pratique toujours la médecine à temps partiel. « Le gars [Yves Bolduc] avait la capacité de travailler et de faire son travail de député de l'opposition comme le faisait une députée de la CAQ et comme le fait aujourd'hui Amir Khadir. »

« Je n'entends personne crier au meurtre parce que, dans l'opposition, il y a des médecins qui ont fait leur travail en plus de leur travail de député. »

— Une citation de  Gaétan Barrette

Le ministre Barrette amalgame ainsi la situation de M. Bolduc à celle de M. Khadir et celles d'autres médecins-députés qui poursuivent leur pratique pendant leur mandat. Or, ce qui est reproché à M. Bolduc n'est pas le fait d'avoir maintenu sa pratique pendant qu'il était député, mais bien d'avoir empoché 215 000 $ en prime pour avoir pris en charge 1500 nouveaux patients en 19 mois, en plus de son salaire de médecin et de son salaire de député.

Le ministère de la Santé avait instauré ces primes, en 2011, pour inciter les omnipraticiens québécois à prendre en charge de nouveaux patients. Le hic, c'est que le ministre Bolduc a empoché les primes pour ensuite abandonner les patients une fois de retour au gouvernement.

Gaétan Barrette consent toutefois, indirectement, que le programme des primes doit être réformé. « Je suis en train de revoir le cadre de gestion des médecins de famille, et ce type de règles là va être modifié de façon substantielle à l'automne », a-t-il ajouté.

Le premier ministre Philippe Couillard a également défendu son ministre en minimisant l'importance de cette controverse, parlant d'« une bien grosse tempête dans un tout petit verre d'eau ».

Yves Bolduc a demandé à la Régie d'assurance maladie du Québec (RAMQ) de déterminer rapidement d'examiner sa pratique médicale et la prime dont il a bénéficié. Ce que la régie a accepté de faire dans la célérité souhaitée.

La RAMQ a fait savoir qu'elle lancera l'automne prochain une opération de recouvrement pour récupérer des sommes versées à des omnipraticiens pour les inciter à prendre en charge un plus grand nombre de patients. 

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