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Début du bras de fer entre Ottawa et ses fonctionnaires

Un édifice fédéral sur la promenade du Portage, à Gatineau.

Radio-Canada

Les négociations commencent ce matin entre le gouvernement et les syndicats de fonctionnaires fédéraux. Les enjeux sont importants pour les représentants syndicaux qui devront se mesurer à un gouvernement souhaitant diminuer ses coûts de main-d'œuvre, notamment en diminuant la taille de la fonction publique.

Les équipes de négociation de l'Alliance de la fonction publique du Canada se sont réunies à Ottawa hier afin de faire le point sur la situation. Le plus important syndicat de fonctionnaires fédéraux, l'Alliance de la fonction publique du Canada, a déjà fait connaître plusieurs de ses chevaux de bataille, notamment les salaires et le processus de mises à pied.

Quant au gouvernement, il souhaite implanter un nouveau système de gestion des congés de maladie et d'invalidité, afin de réduire les coûts du régime actuel. L'accumulation de journées de maladie dans des banques représente une dette de cinq milliards de dollars pour le gouvernement. Le gouvernement souhaite ainsi réformer le système, mais les syndicats n'entendent pas faire de concession sur ce point.

« Nous pouvons continuer de gérer le système actuel et l'améliorer, c'est ce que nous voulons, c'est ce que nous allons proposer », a déclaré le vice-président et directeur régional de l'Alliance de la fonction publique du Canada - le plus grand syndicat de fonctionnaires au pays - Larry Rousseau. « Ou bien, nous pouvons privatiser le système comme le gouvernement [le] propose, et demander que ce soit une grosse compagnie d'assurance qui gère le [système des congés] de maladie de la fonction publique. Et ça, je ne vois pas où il y aurait un terrain d'entente. »

Les négociations pourraient être ardues sur ce point, puisque les dirigeants syndicaux ont déjà annoncé leur intention de s'opposer à tout changement relativement aux congés de maladie. Les syndicats, qui présentent un front uni en vertu d'un pacte de solidarité réunissant 17 syndicats, n'écartent aucun moyen de pression, pas même la grève. Ils précisent que ce sera la décision de leurs membres.

Politique