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La grisaille plane au-dessus de groupes communautaires

Travail des téléphonistes de différentes entreprises devant des standards téléphoniques.(1930 à 1976)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ciel est gris au-dessus de la tête de certains groupes communautaires rimouskois. Entre autres, Je raccroche et RécupAction connaissent des difficultés financières causées par un financement réduit.

RécupAction vient de mettre la clé sous la porte et Je raccroche vient de perdre l'appui de partenaires majeurs, dont les subventions totalisaient environ 30 % du budget de 200 000 $. Les subventions du fédéral s'élevaient à 50 000 $.

Mylène Desrosiers de RécupActionAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mylène Desrosiers de RécupAction

Les activités de Je raccroche ne cadreraient plus dans les critères d'admission de programmes de Service Canada. L’organisme doit aussi jongler avec les difficultés qu’éprouve Emploi-Québec. Les compressions au sein du programme du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale a des répercussions sur le compte en banque de Je raccroche.

RécupAction a aussi perdu ses subventions de Service Canada. Depuis 2003, le groupe était appuyé par le programme Connexion compétences.

« C’était un des plus gros bailleurs de fonds. Le programme finançait le projet à 90 % », déclare Mylène Desrosiers, directrice de RécupAction.

Je raccroche lutte contre le décrochage scolaire depuis 10 ans. Son personnel vient en aide aux jeunes décrocheurs de 16 à 30 ans qui ont lâché l’école.

RécupAction existe depuis 13 ans. À travers ses activités de restauration et de décapage de meubles, l’organisme a permis à près de 180 jeunes de se trouver un emploi ou de retourner aux études.

« On paye les inscriptions scolaires et le matériel. Il va falloir revoir ça. On va visiter les centres de formations des adultes pour les aider dans leur choix de carrière, dit le directeur de Je raccroche, Michel Lessard. Le tout est mis sur la glace. Je vais avoir de la difficulté à financer tous les salaires de mon personnel. »

À cela s’ajoutent des retards de paiements du ministère de l’Éducation en raison des élections.

Comme c’est parti, l’année va être hypothéquée

Une citation de :Michel Lessard

Aucune perte d’emploi n’est prévue au sein de Je raccroche qui crée l’équivalent de trois postes et demi.

« On perd nos expertises qu’on réussit à créer. Il vient de plus en plus difficile de mener le bateau », déplore Lessard qui ajoute que les emplois sont exigeants et précaires.

Michel Lessard et ses acolytes travaillent avec les députés des deux paliers, Guy Caron à Ottawa et Harold Lebel à Québec, afin de trouver d’autres solutions de financement.

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