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Heurts à Jérusalem-Est en marge des funérailles du jeune Palestinien

Des Palestiniens transportent la dépouille de Mohamed Abou Khoudaïr, le 4 juillet 2014

Des Palestiniens transportent la dépouille de Mohamed Abou Khoudaïr

Photo : Finbarr O'Reilly / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La tension reste vive à Jérusalem-Est, où ont lieu les funérailles du jeune Palestinien tué par des inconnus cette semaine, possible victime d'un acte vengeance. Des milliers de Palestiniens ont scandé « intifada, intifada » appelant à un nouveau soulèvement contre Israël lors des funérailles.

La dépouille a été transportée dans les rues à travers une marée de drapeaux palestiniens. « Par notre sang et par notre âme, nous nous sacrifierons pour le martyr », a scandé la foule.

Des heurts sporadiques ont éclaté dans plusieurs quartiers de Jérusalem-Est. 

Mohamed Abou Khoudaïr, 16 ans, avait été enlevé mardi soir à Jérusalem-Est. Selon des témoins, l'adolescent palestinien aurait été emmené de force par « deux Israéliens » dans une voiture. Son corps a ensuite été retrouvé dans la nuit, entièrement brûlé, près d'une forêt dans l'ouest de la ville.

Il s'agit du quatrième adolescent disparu puis retrouvé mort dans la région en un mois. Ce dernier meurtre a été interprété par les médias palestiniens comme un acte de représailles en réponse à l'assassinat de trois étudiants israéliens enlevés le 12 juin en Cisjordanie. Pour le ministère israélien de la Sécurité publique, le motif du meurtre n'est toutefois pas encore déterminé.

Les obsèques du jeune Mohamed coïncidaient avec le premier vendredi du ramadan. Ce jour de prière, qui attire habituellement des dizaines de milliers de fidèles musulmans sur l'esplanade des Mosquées, n'a réuni que 8000 croyants cette année, la police ayant interdit l'accès aux hommes de moins de 50 ans.

Visée par des jets de pierre, la police israélienne a riposté en lançant des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des balles de caoutchouc. Quinze manifestants ont été blessés au cours de la riposte.

[Le mouvement islamiste] n'a aucun intérêt à une escalade ni à une guerre à Gaza. [...] Mais en même temps, il n'est pas possible de rester silencieux sur l'agression [israélienne] qui continue contre Gaza et la Cisjordanie.

Une citation de :Bassem Naïm, un haut cadre du Hamas à Gaza

Par ailleurs, l'armée israélienne affirme avoir arrêté quatre militaires qui avaient publié des messages antiarabes sur les réseaux sociaux.

Un Palestinien lance une pierre lors des affrontements avec les forces de l'ordre à Jérusalem-Est, le 4 juillet 2014Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un Palestinien lance une pierre lors des affrontements avec les forces de l'ordre à Jérusalem-Est

Photo : Baz Ratner / Reuters

Vers une désescalade?

Plusieurs pays occidentaux ont dénoncé les assassinats du dernier mois, mettant les deux parties en garde contre une escalade.

Une aggravation de la situation risquerait de nuire aux efforts internationaux de négociations sur le nucléaire iranien, qui doivent être conclus avant le 20 juillet, selon Yuval Steinitz, un ministre proche du premier ministre Benyamin Nétanyahou.

Nous ne voulons pas que l'attention de la communauté internationale soit détournée de ce dossier nucléaire iranien, qui représente une menace pour l'existence même d'Israël, bien plus que le terrorisme et les émeutes.

Une citation de :Yuval Steinitz, ministre israélien

L'intensité des hostilités entre la bande de Gaza et le sud d'Israël a d'ailleurs diminué. Trois roquettes et deux obus de mortier ont été tirés vendredi en direction d'Israël, sans faire de victimes. L'État hébreu a effectué des tirs d'artillerie sur le sud de la bande de Gaza, mais son aviation n'a pas effectué de frappes, contrairement aux jours précédents.

Selon un responsable du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, des médiateurs égyptiens ont été approchés pour favoriser la désescalade. Aucun accord n'a toutefois été conclu.

« Le Hamas souligne qu'il ne cherche pas la confrontation et que la force d'occupation [Israël] est responsable de l'escalade actuelle contre notre peuple, qui doit cesser », a déclaré le porte-parole du mouvement.

Mais pour un chef de la sécurité israélienne, cité dans les médias, « la balle est dans le camp du Hamas ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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