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Fusillade à Moncton : le père de Justin Bourque parle des difficultés de son fils

Dessin représentant Justin Bourque

Dessin représentant Justin Bourque lors de sa comparution au palais de justice de Moncton.

Photo : La Presse canadienne / Carol Taylor

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le père de l'homme accusé d'avoir abattu trois agents de la GRC à Moncton le mois dernier appuie la décision de soumettre son fils à une évaluation psychiatrique.

Justin Bourque est accusé d'avoir tué trois agents de la GRC le 4 juin dernier et d'en avoir blessé deux autres. Lors de sa comparution en cour, jeudi, le juge a accepté qu'il subisse une évaluation psychiatrique.

Dans une déclaration écrite sous serment et présentée à la cour, Victor Bourque, père de Justin Bourque, explique pourquoi il juge que cette évaluation est nécessaire.

Victor Bourque affirme que jusqu'au 10 décembre 2012, Justin habitait avec les autres membres de la famille. La famille était unie jusqu'à ce moment, quand les parents ont demandé à Justin de quitter la maison parce que son comportement était « inapproprié » et qu'il venait d'acheter une deuxième arme à feu.

M. Bourque ajoute qu'il a remarqué par la suite que Justin souffrait de dépression et que sa situation financière se détériorait. Il explique que son fils marchait parfois de long en large en prononçant des propos que personne ne comprenait. Selon M. Bourque, les difficultés émotionnelles et mentales de son fils ont continué de se détériorer.

Victor Bourque précise que deux jours avant la fusillade, il n'arrivait pas à calmer son fils qui rageait contre toute forme d'autorité. Selon lui, Justin se préoccupait de sujets qui ne touchaient même pas le Canada. M. Bourque qualifie ce comportement de « paranoïa ». Il ajoute qu'il n'arrivait pas à raisonner son fils.

Le jour même de l'incident, raconte M. Bourque, Justin lui avait dit qu'il allait travailler, mais qu'il ne s'était pas présenté à son travail. Le père a téléphoné à son fils, qui s'est montré, selon lui, distant et non respectueux. Son ton était très sec comme s'il s'agissait d'une personne différente.

Victor Bourque conclut en se disant prêt à témoigner en cour.

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