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L'itinérance en hausse sur la Rive-Nord

Le manque de logement n'est pas le seul enjeu relié à l'itinérance.

Le manque de logement n'est pas le seul enjeu relié à l'itinérance.

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre de personnes en situation d'itinérance ou qui sont à risque de devenir itinérantes est en croissance dans plusieurs régions du Québec, notamment à Laval, dans les Laurentides et dans Lanaudière.

Un texte de Francis LabbéTwitterCourriel

À Laval, l'hébergement communautaire L'Aviron, fondé en 2012, a vu sa clientèle augmenter considérablement depuis son ouverture. Les gens peuvent y résider de 21 jours à un an, selon le cas et l'espace disponible.

Dès le départ, nous avons recueilli 272 personnes. D'avril 2013 à mars 2014, nous étions à 400. Il faut toujours faire plus, sans avoir plus de moyens.

Une citation de :Sandrine Gaudelet, directrice générale de L'Aviron
Anne-Marie Boucher, coordonnatrice, Réseau Solidarité Itinérance du Québec.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Anne-Marie Bernier, coordonnatrice, Réseau Solidarité Itinérance du Québec.

Photo : Francis Labbé

Le gouvernement du Québec mène présentement une étude afin d'établir le nombre de gens qui bénéficient des services pour personnes itinérantes ou à risque d'itinérance. « Il y en a de plus en plus et les cas sont de plus en plus complexes », raconte Anne-Marie Boucher, coordonnatrice du Réseau solidarité itinérance du Québec (RSIQ).

« Il y a des gens qui vont se retrouver en situation d'itinérance occasionnelle, ils vont avoir un logement pendant quelque temps et après ça, ils vont se retrouver à la rue », poursuit Mme Boucher.

C'est précisément le cas d'Émilie, qui habite à Pointe-Calumet. Elle a 20 ans et a passé une partie de sa vie entre les mains des services sociaux. « Quand tu sors de la DPJ, on ne t'aide pas à trouver du travail ou à trouver un logement. Tu pars avec tes sacs et tu dois te débrouiller. J'ai dormi souvent chez des connaissances ou des amis », raconte-t-elle.

À Lanaudière

Bianca Bourbeau, coordonnatrice régionale en itinérance pour la région de Lanaudière.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bianca Bourdeau, coordonnatrice régionale en itinérance pour la région de Lanaudière.

Photo : Francis Labbé

« Depuis la crise économique de 2008, c'est plus difficile », explique Bianca Bourbeau, coordonnatrice régionale en itinérance pour la région de Lanaudière.

« Le coût de la vie ne cesse d'augmenter, notamment le logement. Lutter contre l'itinérance, ça signifie intervenir sur plusieurs fronts et le logement est très important. Le dernier budget provincial a annoncé 500 logements sociaux. Mais il y a des besoins partout au Québec. »

« Dans notre région, les services sont répartis dans quelques villes, mais les gens en difficulté n'ont pas toujours les moyens de se déplacer sur d'aussi grandes distances. Nos travailleurs de rue doivent souvent eux-mêmes transporter des gens », poursuit Mme Bourbeau.

L'aide de Québec

Les organismes qui viennent en aide aux plus démunis ont été déçus du dernier budget provincial. Le gouvernement péquiste avait promis d'augmenter leur financement de 120 millions de dollars. Le nouveau gouvernement libéral a plutôt augmenté leur budget de 5 millions de dollars.

« Nous allons déposer un plan d'action cet automne », précise la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois.

 « Nous voulons éviter que les organismes passent trop de temps à la recherche de subventions et consacrent leurs énergies à intervenir auprès des gens qui en ont besoin », dit-elle.

Il y a un coût à ne rien faire.

Une citation de :- Bianca Bourbeau, Itinérance Lanaudière

« Les gens qui ont de l'itinérance chronique ont de grands problèmes de santé et peuvent aussi avoir d'énormes problèmes de judiciarisation. Ce qui fait en sorte que ça coûte aussi cher à la société », poursuit Bianca Bourbeau.

« Si on voit ça dans une perspective de réinsertion, c'est de permettre à ces gens-là de reprendre une place dans la société, [qui pourront] contribuer éventuellement à notre société », conclut-elle.

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