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Le ministre Bolduc ouvert au déficit de la CSDM

Le ministre de l'Éducation Yves Bolduc lors de son arrivée au conseil des ministres.

Radio-Canada

Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Yves Bolduc, se montre conciliant envers la Commission scolaire de Montréal (CSDM), qui prévoit faire un déficit de l'ordre de 30 millions de dollars au cours de la prochaine année scolaire. Le ministre Bolduc estime que la situation de la CSDM est particulière et que l'important était de préserver les services offerts aux élèves.

« On va regarder la situation, a déclaré le ministre Bolduc à son arrivée au conseil des ministres, ce matin à Québec. On ne prend pas de décision aujourd'hui, mais on va les supporter. Surtout, on veut préserver les services aux élèves. » Le ministre a ainsi accueilli la résolution de la CSDM, adoptée mercredi, qui prévoit un déficit budgétaire de près de 30 millions de dollars pour l'année scolaire 2014-2015. La CSDM, à qui le ministère avait demandé des compressions de 15,5 millions de dollars pour la prochaine année scolaire, n'est en mesure de réduire ses dépenses que de 2,5 millions de dollars.

Au cours d'une session extraordinaire tenue mercredi soir, la CSDM a adopté une résolution demandant au gouvernement la permission de faire un déficit plutôt que de sabrer les services aux élèves. La CSDM s'est vu imposer de nouvelles compressions budgétaires de 15 millions de dollars pour l'an prochain après avoir absorbé des compressions de 11 millions de dollars l'an dernier.

Le ministère de l'Éducation a demandé à l'ensemble des commissions scolaires de réduire leur budget de 150 millions de dollars.

« C'est notre seule commission scolaire avec vraiment de grandes difficultés tant au niveau des clientèles, que des services, poursuit M. Bolduc. Et, c'est une commission scolaire fortement sous pression. » Il souligne que la CSDM doit absorber la majorité des immigrants qui arrivent au Québec et qu'elle doit composer avec « des poches de pauvreté ».

Je pense qu'il ne faut pas frapper sur ces gens-là, mais plutôt travailler en collaboration.

Yves Bolduc

Le ministre n'exclut toutefois pas la possibilité d'en demander davantage à la CSDM. « On va regarder la faisabilité. S'il y a des efforts supplémentaires [à exiger], on va en discuter avec eux, mais surtout on va les accompagner, on va les supporter pour atteindre, à un moment donné, l'équilibre budgétaire, mais surtout préserver les services aux élèves. »

Le ministre Bolduc a par ailleurs réitéré l'engagement du gouvernement à limiter les augmentations des droits de scolarité au niveau de l'inflation ou de l'augmentation moyenne du revenu des ménages. « Il y a eu des discussions avec le bureau du premier ministre et tout le monde était très à l'aise à ce qu'on dise de façon ferme, suite à l'inquiétude créée, que l'augmentation pour les quatre prochaines années et demie », soit limitée à ce niveau, a conclu le ministre.

En cette période de restriction budgétaire, le gouvernement Couillard a critiqué les commissions scolaires, en mai dernier, pour le faste du congrès annuel de leurs dirigeants. Le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, avait déploré que les 150 directeurs généraux des commissions scolaires du Québec s'offrent un congrès à 600 $ par personne, dont l'inscription était remboursée par les commissions scolaires.

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