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Le centre-ville de Calgary inondé, le 22 juin 2013

Le centre-ville de Calgary inondé, le 22 juin 2013

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Ralph-Bonet Sanon
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Conference Board du Canada conclut que la Ville de Calgary, et spécialement son agence d'intervention en cas de désastre (CEMA), ont généralement bien réagi lors des inondations historiques de juin 2013.

Selon le rapport indépendant commandé par la Ville, la CEMA était bien préparée à la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire de Calgary, entre autres grâce à un « dévouement à la formation et à l'exercice ». Le document note que très peu de commerces de Calgary ont fermé pour de bon à cause de la catastrophe. Il attribue cela à leur collaboration avec la CEMA.

Le rapport salue le fait que la Ville ait donné les moyens à ses citoyens d'évaluer eux-même s'ils pouvaient rentrer chez eux. Cela a fait en sorte que la plupart des 39 000 résidences évacuées ont pu être réintégrées de façon rapide et sécuritaire, sans inspection municipale, estime le Conference Board.

L'étude conclut aussi que la CEMA et la Ville ont pu rassurer le public à l'aide de leur collaboration avec les médias, qu'ils ont accueillis dans le centre opérationnel de la CEMA. Par ailleurs, dit l'étude, l'agence municipale a appliqué avec succès son expérience des médias sociaux à la crise. Avant les inondations, le compte Twitter de la Ville de Calgary était déjà le plus suivi de toutes les villes canadiennes et l'un des cinq plus populaires de tous les comptes de la région, évoque le rapport.

Celui-ci note toutefois que la communication entre la Ville et le gouvernement albertain avait des lacunes. Le directeur de la CEMA, Bruce Burrell, explique qu'il y avait des délais dans les conversations entre la Ville et la province. « Si nous demandions quelque chose à la province, ou si nous lui disions que l'on croyait qu'elle s'occuperait d'une chose, alors qu'elle en faisait une autre, sa réponse pouvait venir 30 ou 40 minutes plus tard », relate-t-il.

Également, le rapport souligne que les grandes entreprises étaient bien plus préparées que les petites ou les moyennes, et que la Ville devrait insister auprès des PME pour qu'elles conçoivent des plans d'urgence et de reprise.

En outre, les chercheurs estiment que Calgary doit améliorer le soutien à l'état physique et mental de ses employés. De nombreux responsables se sont dévoués jusqu'à l'épuisement, note les chercheurs, qui ont interviewé 40 responsables des secteurs public, privé et non gouvernemental.

Les chercheurs rappelent qu'après les inondations de 2005, un rapport recommandait la mise en place d'une stratégie sur la santé et le bien-être des employés des services d'urgence.

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