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La population d’épaulards de la côte Ouest est menacée

Des scientifiques étudient depuis 10 ans un groupe d'épaulards vivant dans le fjord Puget Sound.
Des scientifiques étudient depuis 10 ans un groupe d'épaulards vivant dans le fjord Puget Sound. Photo: (Elaine Thompson/Associated Press)
Radio-Canada

La pollution, le bruit causé par les embarcations et la pénurie de nourriture rendent difficile l'expansion d'un groupe de 80 épaulards vivant le long de la côte Ouest, selon une étude réalisée sur une décennie par des chercheurs américains.

La population résidente d'épaulards du sud se trouve sur la côte Ouest, dans la mer des Salish, entre l'île de Vancouver et l'État de Washington, aux États-Unis. Ces épaulards ont parfois été observés aussi loin au sud qu'à Monteray Bay, en Californie, et au nord dans le détroit de Chatham, en Alaska.

La porte-parole de l'organisme américain National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), Lynne Barre, a expliqué, de Seattle, dans l'État de Washington, que les experts ne considèrent pas que les populations résidentes d'épaulards du sud soient en rétablissement, mais que l'épaulard demeure bel et bien une espèce menacée.

« À l'heure actuelle, les populations d'épaulards ne prennent pas assez d'expansion pour les retirer de la liste des espèces en péril », dit-elle.

« La population d'épaulards comprend environ 80 individus depuis un bon moment. »

Mme Barre ajoute que la population résidente du sud comprenait à une époque au moins 140 épaulards et peut-être même 200. C'était par contre avant qu'une cinquantaine d'épaulards soient capturés et mis dans des parcs thématiques dans les années 1960 et 1970.

Elle mentionne également que depuis 2003, les scientifiques de la NOAA ont collecté des données afin de brosser un tableau complet de la santé de la population d'épaulards et de contribuer à la mise en place de mesures de rétablissement plus éclairées. Ces données sont composées d'échantillons fécaux, de biopsies, de données de localisation par satellite et d'observation des comportements.

Selon l'étude, les polluants, le bruit et le manque de nourriture sont les trois menaces principales qui planent sur le groupe résident du sud.

« C'est probablement la combinaison de ces trois menaces qui empêche le rétablissement des épaulards », estime Mme Barre.

« S'ils n'ont pas assez de nourriture, ils doivent utiliser leur graisse, où les polluants sont emmagasinés. Les bateaux, et le bruit qu'ils occasionnent, rendent également difficile le repérage de proies dans l'environnement des épaulards », souligne-t-elle.

Le saumon quinnat est la proie de prédilection des épaulards.Le saumon quinnat est la proie de prédilection des épaulards. Photo : (Hobbit Hill Films, LLC, Isaac Babcock via WNET Thirteen/Associated Press)

Pénurie de saumon quinnat

Le régime des épaulards repose sur le saumon quinnat, surtout durant l'été. Cependant, comme les quinnats sont en péril ou en voie de disparition, les sources de nourriture sont limitées.

L'étude rapporte aussi que le groupe résident du sud passe moins de temps à chasser pour se nourrir lorsque des bateaux sont dans les parages.

Mammifères marins les plus contaminés

L'étude a déterminé que les épaulards de la population résidente du sud font partie des mammifères marins les plus contaminés au monde, avec une présence élevée de polluants chez les jeunes.

Mme Barre souligne que des polluants comme les BPC, les DDT et maintenant des produits ignifuges ont été trouvés en quantité élevée chez les épaulards de la population résidente du sud. Ces polluants causent notamment des maladies et des problèmes de reproduction parmi cette population.

Un groupe d'environ 80 épaulards vivent dans le Pacifique, le long de la côte Ouest.Un groupe d'environ 80 épaulards vivent dans le Pacifique, le long de la côte Ouest. Photo : (Vancouver Aquarium)

Bruit des embarcations

Malgré le respect par l'industrie des changements de 2011 augmentant la distance permise entre les épaulards et les bateaux d'observation des baleines, le message de se tenir loin des épaulards n'a pas encore été compris par les pêcheurs à la ligne et les plaisanciers.

« Soit qu'ils ne connaissent pas les règlements, qu'ils ne font pas attention à ce qui se passe autour d'eux ou qu'ils veulent tout simplement être plus près pour observer les épaulards », dit la porte-parole de la NOAA.

Avec les informations de La Presse canadienne

Colombie-Britannique et Yukon

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