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Kiev relance son offensive contre les rebelles prorusses

Les enquêteurs examinent la dépouille d’un policier tué durant une attaque des forces pro-russes à Donetsk, mardi.

Les enquêteurs examinent la dépouille d’un policier tué durant une attaque des forces pro-russes à Donetsk, mardi.

Photo : Dmitry Lovetsky

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'armée ukrainienne a repris son opération contre les séparatistes prorusses dans l'est du pays quelques heures après la levée du cessez-le-feu entre les deux parties.

Dans la région de Lougansk, le président ukrainien Petro Porochenko affirme que les forces gouvernementales ont repris le poste-frontière de Dovjanskiï, qu'occupaient les insurgés prorusses. Les forces ukrainiennes vont « passer à l'attaque », a-t-il proclamé tout en refusant de prolonger le cessez-le-feu, en dépit des pressions russes et européennes en ce sens.

Cependant, un porte-parole de la « République populaire de Louhansk », proclamée par les séparatistes, a démenti que le poste de Dovjanskiï soit tombé aux mains des forces de Kiev, tout en reconnaissant, selon l'agence russe Ria-Novosti, que d'âpres combats étaient disputés dans les environs.

Par ailleurs, des médias locaux rapportent que des combats se déroulaient mardi aux environs du village de Marinka, à environ 30 kilomètres de Donestk. La région est sous contrôle rebelle depuis plus de deux mois, tout comme celle de Louhansk.

À Kramatorsk, à quelque 80 km au nord de Donetsk, des habitants affirment que des tirs de mortier ont fait cinq morts. « Les gens allaient tout simplement au marché quand les tirs ont commencé », a expliqué Valentina Balabaï, pendant que son mari clouait des planches sur les fenêtres brisées de leur maison.

À Donetsk même, sept policiers ont été blessés selon le ministère de l'Intérieur, lors d'une fusillade déclenchée par des groupes de rebelles. D'autres sources font état de la mort d'un policier.

Reprise de la guerre des mots

La fin de la trêve découle d'une décision prise lundi par le président Petro Porochenko, qui estime que les séparatistes ont fait échouer son plan de paix en refusant de déposer les armes et en poursuivant leurs attaques pendant la trêve.

Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères transmis mardi, Moscou a pour sa part exprimé ses « profonds regrets » après l'arrêt du cessez-le-feu et demandé à ses partenaires occidentaux « de cesser d'utiliser l'Ukraine comme monnaie d'échange ».

Le cessez-le-feu avait été décrété le 20 juin dernier, puis prolongé de 36 heures vendredi soir.

Le président russe, Vladimir Poutine, reproche aux puissances occidentales de s'ingérer en Ukraine comme elles l'ont fait en Irak, en Libye et en Syrie. Il demande à l'Europe de tout faire pour éviter que la désintégration ne se propage à l'ensemble de la région. Évitant soigneusement de mentionner les États-Unis, M. Poutine a déclaré que « nous - je veux dire moi-même et mes collègues européens - n'avons pas pu le convaincre que la route menant à une paix stable, forte et durable ne passait pas par la guerre ».

Le président russe, qui s'est engagé à protéger les populations russophones à l'étranger, « notamment par des moyens politiques, économiques et humanitaires », enjoint à Kiev de cesser ses opérations militaires.

Des discussions à Berlin

De source diplomatique française, on annonce que les chefs de la diplomatie allemande, française, russe et ukrainienne, Frank-Walter Steinmeier, Laurent Fabius, Serguei Lavrov et Pavlo Klimkine, se réuniront mercredi à Berlin pour discuter de cette crise.

De son côté, l'Union européenne a indiqué qu'elle n'envisageait pas d'imposer de nouvelles sanctions contre la Russie. « Ils ont décidé d'observer davantage la situation », a dit l'un des 28 représentants sous le sceau de l'anonymat. « La situation sur le terrain est confuse », a-t-il ajouté.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a tout de même prévenu que son pays n'hésiterait pas à imposer de nouvelles sanctions contre la Russie, malgré le coût économique pour l'Allemagne, dans l'éventualité où Moscou continuait à violer les lois internationales. « Cela ne nous empêchera pas de faire ce que nous avons à faire », a-t-il insisté.

L'Ukraine, déchirée entre l'Est et l'Ouest. Notre dossier
Avec les informations de Agence France-Presse

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