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Un diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer

En 2031, plus de 1,4 millions de Canadiens seront atteints de la maladie d'Alzheimer et d'autres troubles cognitifs.

En 2031, plus de 1,4 millions de Canadiens seront atteints de la maladie d'Alzheimer et d'autres troubles cognitifs.

Photo : iStockphoto/Nadofotos

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Et si la maladie d'Alzheimer pouvait être diagnostiquée de manière précoce et fiable? Ce sera bientôt possible grâce à des marqueurs biologiques, affirme un groupe international de neurologues.

« Grâce à cette nouvelle approche, il sera désormais possible de faire le diagnostic de manière plus sûre et plus précoce », a déclaré le professeur de neurologie et chercheur français Bruno Dubois, auteur principal de l'étude parue dans la revue The Lancet Neurology.

La maladie neurodégénérative en pleine expansion touche environ 40 millions de personnes, dont plus de 700 000 Canadiens. Le nombre de malades pourrait être multiplié par trois d'ici à 2050.

Jusqu'à maintenant, la maladie ne pouvait être diagnostiquée de manière certaine à un stade précoce, estiment les auteurs. Il fallait attendre que la maladie évolue vers la démence ou que le malade soit mort pour que les lésions présentes dans le cerveau puissent être examinées.

Au terme de neuf ans de travaux et après avoir analysé des études parues sur le sujet, les chercheurs sont parvenus à un consensus de diagnostic de la maladie d'Alzheimer, à partir de deux profils cliniques spécifiques.

Dans une majorité des cas (80 % à 85 %), les malades ont des troubles de la mémoire épisodique à long terme. Dans les cas atypiques (15 % à 20 %), on trouve soit des troubles de la mémoire verbale, soit des troubles du comportement.

Chacun de ces profils doit être confirmé par au moins un marqueur biologique. Il s'agit soit d'une ponction lombaire montrant des teneurs anormales de protéines cérébrales dans le liquide céphalorachidien, soit d'une tomographie par émission de positons (TEP) du cerveau, une méthode d'imagerie médicale.

Certes, il n'existe pour l'instant pas de traitements efficaces contre la maladie, reconnaissent les chercheurs. Mais sa détection fiable et précoce pourrait faciliter la recherche.

En effectuant leurs travaux, les auteurs de l'étude ont par ailleurs découvert que de nombreux diagnostics établis selon les anciens critères étaient erronés.

Avec les informations de Agence France-Presse

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