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Après Lac-Mégantic, la cohabitation entre villes et compagnies ferroviaires reste difficile

Survenu le 6 juillet 2013, le déraillement du train de la Montreal, Maine and Atlantic dans le centre-ville de Lac-Mégantic a causé la mort de 47 personnes.

Survenu le 6 juillet 2013, le déraillement du train de la Montreal, Maine and Atlantic dans le centre-ville de Lac-Mégantic a causé la mort de 47 personnes.

Photo : La Presse canadienne / PC/Paul Chiasson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Depuis la tragédie de Lac-Mégantic l'été dernier, plusieurs changements réglementaires ont été apportés pour améliorer la sécurité et limiter les risques liés au transport ferroviaire. Un an plus tard, comment va la cohabitation entre les municipalités et les compagnies de chemin de fer qui les traversent?

Dans les communautés, on ne remarquait pratiquement plus les compagnies ferroviaires. Le déraillement puis l'explosion d'un train transportant du pétrole brut le 6 juillet 2013 au centre-ville de Lac-Mégantic les ont brutalement ramenées sous les projecteurs.

« Les employés savent qu'ils ont un regard différent maintenant de la part du public », affirme le président de Genesee & Wyoming Canada, Mario Brault, qui gère 550 employés et des milliers de kilomètres de rail au Canada et aux États-Unis.

« Tout le monde mettait les chemins de fer dans le même panier. Moi, je ne connais pas d'employés de chemin de fer ou de cheminots qui se présentent au travail en disant : "je vais faire quelque chose qui n'est pas sécuritaire" », poursuit-il.

Les nouvelles règles, suffisantes?

Lisa Raitt, nommée ministre des Transports dix jours après la tragédie, a rapidement exigé de réviser les normes de fonctionnement des compagnies, particulièrement en ce qui concerne les freins. Ottawa impose maintenant des tests sur le pétrole transporté et a forcé le remplacement des vieux wagons DOT-111.

Les villes voulaient aussi savoir ce que transportent les trains. Pour l'instant, les changements ne vont pas assez loin, selon elles.

« On le sait, disons aux trois mois. [...] On nous dit "il est passé 8 % de pétrole, 10 % d'acide sulfurique, 5 % de chlore", mais quelle journée, ça, on ne le sait pas », souligne Jean-Guy Desrosiers, maire de Montmagny, dans la région de Chaudière-Appalaches.

Constamment questionné par ses citoyens, le maire est incapable de fournir toutes les réponses alors que les craintes persistent.

« Les gens achètent sur les rues voisines plutôt que d'acheter sur la voie ferrée. Et la raison est simple, c'est parce que les gens sont beaucoup plus nerveux, beaucoup plus stressés par les transports ferroviaires. »

— Une citation de  Jean-Guy Desrosiers, maire de Montmagny

Pour calmer ces inquiétudes, plusieurs compagnies de chemin de fer communiquent maintenant plus régulièrement avec les communautés qu'elles traversent.

Malgré tout, « ça restera toujours des humains qui vont effectuer les opérations ferroviaires et qui vont même surveiller l'application de ces règles-là », fait remarquer Mario Brault.

Avec les informations de Daniel Thibeault

https://www.radio-canada.ca/sujet/lac-megantic Consultez notre section spéciale

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