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Ne rien laisser au Hazard

Eden Hazard

Eden Hazard

Photo : Getty Images / MARTIN BUREAU

Radio-Canada

La vedette belge Eden Hazard, auteur de deux passes décisives lors du premier tour, sait que ses partisans attendent plus de lui et promet de « jouer plus libéré », face aux États-Unis mardi, en huitièmes de finale, à Salvador.

Dans les chiffres, le début de Mondial de l'ancien Lillois n'est pas mauvais. À deux reprises, Hazard a sorti son équipe du pétrin et est pour beaucoup dans le parcours sans faute réussi par les Diables rouges.

Mais, dans la manière, on attend encore de voir le joueur qui avait porté Chelsea pratiquement à lui tout seul en deuxième moitié de saison en Premier League. « À partir de maintenant, avec la confiance accumulée par trois victoires, nous devrions pouvoir jouer de manière libérée. Ce devrait être mon cas aussi », a-t-il dit.

« Maintenant, ce sont les huitièmes de finale. Plus aucune équipe, enfin j'espère, ne va calculer, indique-t-il. Depuis le début du tournoi, nous avons dû buter sur des équipes très compactes et très renforcées. Des formations qui n'avaient qu'une seule intention : nous attendre et partir en contre. Mardi, à Salvador, ce devrait être un match ouvert avec un peu plus d'espace. Ce qui a priori devrait nous permettre de davantage développer notre jeu. »

Lors des premiers matchs, Hazard a souffert du manque de soutien de l'arrière-gauche à qui Marc Wilmots interdisait de trop monter. Le petit ailier a souvent dû se débrouiller seul sur son flanc.

« Je trouve qu'il n'y a pas assez de mouvement dans l'équipe. Sans cela, c'est difficile de bien jouer », s'est plaint le Belge, regrettant avec sa franchise habituelle « un jeu pas assez fluide ».

En donner plus

Marc Wilmots n'est « pas déçu » par le rendement de son prodige. Le sélectionneur sait que « la pression est grande sur ses épaules ».

« Eden veut faire plus, il peut nous apporter énormément. J'attends de le voir mardi, qu'il s'impose. Il veut être plus décisif. Mais en aura-t-il la possibilité? Quelle sera l'approche des États-Unis? », demande Wilmots.

Hazard abordera la rencontre dans les meilleures conditions sur le plan physique. Face à la Corée du Sud, jeudi, il n'a joué qu'une dizaine de minutes, son entraîneur lui ayant permis de souffler alors que la Belgique était déjà qualifiée.

« Je n'avais pas forcément besoin de repos, mais Marc a choisi de faire tourner. Quand on gagne, on ne discute pas, sourit-il. Moi, j'aime jouer, tout le temps au besoin, mais je comprends que le besoin de conserver la fraîcheur prime dans une telle compétition. Ma condition est excellente. »

La preuve : face à l'Algérie (2-1) et à la Russie (1-0), c'est dans les dernières minutes de jeu que Hazard a fait la différence. « Quand les adversaires sont fatigués, ma technique et mon coup de reins peuvent faire la différence », explique le Wallon, optimiste avant d'affronter les Américains.

« C'est une équipe qui sait bien jouer au football. Clint Dempsey est la vedette. C'est lui qui doit faire la différence, analyse-t-il. Mais c'est jouable. On a les qualités pour passer, mais il faudra le démontrer sur le terrain. »

Avec les informations de Agence France-Presse

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