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Lionel Messi donne une priorité de 2-0 aux siens face à la Bosnie-Herzégovine.

Lionel Messi donne une priorité de 2-0 aux siens face à la Bosnie-Herzégovine.

Photo : Getty Images / Matthias Hangst

Radio-Canada

L'Argentine de Lionel Messi part largement favorite dans son huitième de finale contre la Suisse mardi, à Sao Paulo, mais la génération dorée des Helvètes a le droit de rêver.

Ce match représente la première marche pour les Argentins, une mission qui a été accomplie pour les Suisses. « Nous avons atteint notre principal objectif, a mentionné le défenseur Fabian Schär. Maintenant, nous pouvons jouer sans pression. »

La pression, l'Argentine en a de plus en plus, puisque son seul but est la finale au Maracana le 13 juillet. Les deux équipes ont toutefois un point en commun : elles n'ont pas vraiment convaincu, dans leurs registres respectifs, pour arriver jusqu'à ce match.

Seul Lionel Messi s'est montré à la hauteur de son niveau de quadruple Ballon d'or, enfin, après deux Coupes du monde ratées. L'Albiceleste a remporté ses trois rencontres, mais à chaque fois elle le doit aux buts de son génie, notamment celui à la fin du duel contre la modeste équipe d'Iran (1-0).

La formation doit « rester tranquille », a prévenu Gonzalo Higuain, « ne pas montrer d'impatience quand elle n'arrive pas à marquer et maintenir son équilibre parce que nous savons que nous pouvons être dangereux à n'importe quel moment ».

Celui que l'on surnomme « Pipita » est justement l'une des déceptions. Arrivé blessé de Naples, il n'a joué aucun match entier ni marqué de but. Higuain est un des Quatre fantastiques décevants depuis le début du tournoi, loin de sa forme en Italie.

L'équipe d'un seul homme?

Tout repose sur Messi pour l'instant. Angel di Maria est son seul lieutenant encore debout. Outre Higuain méconnaissable, Kun Agüero est blessé pour cet affrontement. Si devant et au milieu, l'Argentine a fière allure, un champion du monde potentiel a besoin d'une défense plus rassurante que celle d'Alejandro Sabella.

Le gardien Sergio Romero n'était pas titulaire cette saison à l'AS Monaco, et la charnière Garay-Federico Fernandez est un peu lente. Seul le latéral Marcos Rojo a fait des étincelles. Il est même le seul autre buteur de l'Argentine avec Messi, la première réussite contre la Bosnie étant marquée contre son camp (sur un coup franc de Messi).
Certes, la défense suisse inspire encore moins confiance...

Le collectif helvète est de bonne tenue, resserré au fil des ans par Ottmar Hitzfeld, mais l'imperméabilité de son arrière-garde s'est évaporée au Brésil. L'équipe de France s'est déchaînée et lui a passé cinq buts (5-2), qui auraient atteindre le chiffre de sept, sans un tir de pénalité raté et un but annulé.

Contre l'Équateur (2-1) et le Honduras (3-0), la Nati a souffert. La blessure à l'oeil de Steve von Bergen contre la France l'a privée de son chef, et son remplaçant, Philippe Senderos, n'a guère donné de gages de sûreté. Schär, le quatrième choix, devrait donc jouer aux côtés de Johan Djourou, comme contre le Honduras.

La meilleure chance de la Suisse repose peut-être sur son Messi à elle, aussi petit (1,69 m), plus costaud, Xherdan Shaqiri, enfin au niveau après son triplé contre le Honduras.

La Suisse joue profil bas, mais sa génération dorée, portée par les enfants de l'immigration, a une occasion unique de retrouver les quarts de finale, que la Suisse ne fréquente plus depuis 60 ans. Elle avait perdu 7-5 à Lausanne contre l'Autriche de Ernst Happel.

À noter enfin que ce match dans le creuset de Sao Paulo aura un petit accent napolitain. Higuain et Federico Fernandez affronteront leurs coéquipiers Gökhan Inler, Valon Behrami et Blerim Dzemaili.

Les « Gardes suisses » comme on les appelle au pied du Vésuve, vont essayer d'empêcher le Messi d'entrer.

Avec les informations de Agence France-Presse

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