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Washington manque encore d'informations pour intervenir en Irak

Le président américain Barack Obama, en conférence de presse, au Palais du belvédère de Varsovie, le 3 juin

Le président américain Barack Obama, en conférence de presse, au Palais du belvédère de Varsovie, le 3 juin

Photo : Agencja Gazeta / Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les États-Unis ont besoin d'au moins plusieurs semaines de travail de renseignement pour se faire une idée précise de la menace que représente l'offensive menée actuellement en Irak par l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), déclarent des responsables gouvernementaux américains.

Selon toute vraisemblance, d'éventuelles frappes aériennes ne pourraient de toute façon pas avoir lieu dans l'immédiat, dit-on de mêmes sources, d'autant qu'il existe des réticences sur le plan politique à Washington.

L'envoi dans le Golfe d'un porte-avions, d'un croiseur lance-missiles, d'un contre-torpilleur et de membres des forces spéciales, ainsi que les annonces faites la semaine dernière par Barack Obama - notamment l'envoi de conseillers militaires à Bagdad - pouvaient donner l'impression qu'une intervention était en préparation.

« Nous n'en sommes pas encore là », a déclaré à Reuters un responsable qui a préféré garder l'anonymat.

Chaque jour, des avions de surveillance et des drones survolent le pays afin de dresser la carte des forces en présence.

Mais il faudra un minimum de temps aux États-Unis pour avoir une bonne connaissance des positions tenues par l'EIIL, pour évaluer ses stocks d'armes et pour déchiffrer ses intentions.

Selon un autre responsable américain, toutefois, les informations parcellaires dont disposent les États-Unis ne permettent pas d'écarter l'hypothèse de frappes limitées à brève échéance, à condition que des cibles précises soient identifiées.

Conditions

Mais jusqu'à présent, Barack Obama a montré peu d'empressement à l'idée d'intervenir dans le conflit irako-irakien. Pour l'heure, il dit préférer plaider auprès du premier ministre chiite, Nouri al Maliki, pour qu'il associe sunnites et Kurdes au pouvoir afin de présenter un front uni face à l'EIIL.

Et les membres du Congrès, par lequel devrait passer Barack Obama en cas d'opération longue et/ou coûteuse, ont fait savoir qu'ils apporteraient leur soutien à condition que le premier ministre irakien forme un gouvernement.

Le démocrate Carl Levin, président de la commission des forces armées du Sénat, a posé jeudi trois conditions à son soutien à une intervention, y compris sous la forme de simples frappes aériennes.

Il donnera son approbation si les responsables de l'armée estiment qu'une telle intervention est en mesure de changer la donne au sol, si les États-Unis obtiennent le soutien de leurs alliés dans la région et si les différentes composantes de la société irakienne en font la demande.

« Nous ne pouvons pas protéger les Irakiens contre eux-mêmes », a-t-il dit lors d'un discours au Sénat. « Si et seulement si les dirigeants irakiens commencent à unir leur pays, alors une aide de notre part pourrait avoir un intérêt. »

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