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L'Ukraine signe son accord d'association historique avec l'UE

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« C'est peut-être le jour le plus important pour mon pays depuis l'indépendance face à l'Union soviétique, en 1991 », a déclaré le président ukrainien Petro Porochenko après la signature d'un pacte économique et commercial entre l'Ukraine et l'Union européenne (UE).

« L'Ukraine, en tant qu'État européen, qui partage les valeurs communes de démocratie et d'État de droit, souligne son choix souverain en faveur d'une adhésion future à l'Union européenne », a-t-il dit lors de la cérémonie de signature.

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a pour sa part affirmé que les accords n'incluaient « rien qui puisse nuire à la Russie ».

Mais, Moscou ne peut voir que d'un mauvais oeil cet accord étant donné qu'à ses yeux, l'Ukraine est le lieu de naissance de l'État russe et de la chrétienté orthodoxe russe. Par conséquent, la Russie désapprouve toute inclusion de l'Ukraine dans l'orbite européenne.

Des « conséquences graves »

D'ailleurs, la Russie a menacé, vendredi, de « conséquences graves », non seulement l'Ukraine, mais aussi la Moldavie. C'est que cette ancienne république soviétique, de concert avec la Géorgie, vient également de signer un accord d'association et de libre-échange avec l'UE.

Dans la foulée de la signature de ces accords, les leaders européens ont exhorté une nouvelle fois Vladirmir Poutine à « user de son influence sur les groupes armés illégaux » et à prendre une position très claire en faveur d'un arrêt des hostilités. 

De son côté, le premier ministre canadien, Stephen Harper, accueille favorablement la signature des derniers chapitres de l'accord d'association Ukraine-Union européenne. Pour M. Harper, la signature de l'accord d'association, « va grandement contribuer à la sécurité, à la stabilité et à la prospérité de l'Ukraine [...]. Cet accord a été conclu malgré des efforts déployés par la Russie pour empêcher les Ukrainiens d'exercer leur droit à l'autodétermination ».

Des occasions économiques pour l'Ukraine

L'accord avec l'UE, marché prospère de 500 millions d'habitants, représente une occasion majeure pour l'Ukraine, qui a exporté pour 13,8 milliards d'euros de biens vers les Vingt-huit l'an dernier. Ce chiffre pourrait croître à raison d'un milliard par an, grâce à l'accord.

Selon Bruxelles, les exportateurs ukrainiens économiseront environ 500 millions d'euros par an de droits de douane. L'UE demande en échange des progrès sur les droits de l'homme, la démocratie, ou contre la corruption.

Pour l'Ukraine, la situation reste toutefois critique parce que le conflit armé entre les autorités et les séparatistes de l'Est n'est pas réglé, pas plus que la question du gaz.

Le groupe russe Gazprom a cessé ses livraisons à l'Ukraine la semaine dernière en invoquant des arriérés de paiement.

Sur le terrain, malgré la trêve qui a été prononcée dans le sud-est de l'Ukraine, des affrontements se sont produits cette semaine. Vendredi, des représentants du mouvement prorusse de l'est de l'Ukraine et des médiateurs du « groupe de contact » se sont rencontrés à Donetsk, l'un des bastions des séparatistes. Parmi les membres de ce groupe de contact figurent l'ancien président ukrainien Léonid Koutchma, l'ambassadeur russe à Kiev et des membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Faute de progrès sur un règlement pacifique de la crise, l'UE pourrait étendre ses sanctions à l'encontre de la Russie dès la semaine prochaine.

Avec les informations de Reuters, et Associated Press

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