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75e de Malartic : l'histoire de l'incendie meurtrier de la mine East-Malartic, en 1947

Radio-Canada

Plusieurs activités sont organisées depuis le début de l'année pour souligner le 75e anniversaire de la ville de Malartic. Parmi celles qui seront proposées au cours des prochains jours, un rallye historique sur l'histoire des édifices et les gens de Malartic est offert.

Plusieurs activités sont organisées depuis le début de l'année pour souligner le 75e anniversaire de la ville de Malartic. Parmi celles qui seront proposées au cours des prochains jours, un rallye historique sur l'histoire des édifices et les gens de Malartic est offert.

Notre journaliste Karine Mateu s'est penchée sur un moment tristement marquant de l'histoire de Malartic : l'incendie meurtrier de 1947 dans la mine East-Malartic.

Le 24 avril 1947, un incendie se déclare dans le sous-sol de la mine East-Malartic. Douze mineurs y perdent la vie. Il s'agit de la pire tragédie minière du 20e siècle au Québec.

Originaire de Malartic, Gilles Massicotte est l'auteur du roman historique East-Malartic, 1947. Il raconte cette terrible tragédie de façon romancée, mais en utilisant les noms des mineurs et leur véritable histoire. Les faits sont aussi véridiques.

Au cours de l'incendie, des équipes de secours ont été envoyées de Noranda, de Val-d'Or et de l'Ontario. Elles ne sont jamais parvenues au puits numéro 4, où se trouvait l'équipe de Jean-Baptiste Renaud.

« Il y avait du monde qui attendait à la clôture de la mine en espérant retrouver le voisin, le frère, l'ami, l'enfant, le mari... » évoque l'auteur d'East-Malartic, 1947.

Héliodore Aubin, Albert Beaupré, Prosper Cossette, Marcel Chabot, Angela Dontigny, Gérard Dubé, Edgard Lacroix, John Gunn MacDonald, Fernand Morel, Robert Poitras, Traïan Lucaci et Jean-Charles Rheault sont les noms des victimes de l'incendie.

Après avoir annoncé la mort des 12 foreurs par asphyxie, les propriétaires de la mine ont donné l'ordre d'inonder celle-ci  afin de combattre l'incendie.

« Il y a à peu près la moitié de la population qui croyait que les propriétaires de la mine avaient préféré noyer ses hommes et sauver leur mine. Ça a fait beaucoup de commentaires à l'époque, dans les rues, à la barrière... Ils les traitaient d'assassins », raconte Gilles Massicotte.

Le public a dû attendre longtemps, même des mois, pour en savoir davantage. L'enquête du coroner a déterminé que les 12 mineurs étaient morts accidentellement à cause du monoxyde de carbone, le ou vers le 24 avril, et non pas à la suite de négligence criminelle. Par contre, l'incompétence de certains employés a pu, en la circonstance, ne pas apporter toute la sécurité à laquelle les travailleurs étaient en droit de s'attendre.

Par ailleurs, plusieurs recommandations ont été émises, dont celle de former des équipes de secours dans chaque mine.

Ann Beaupré, fille d'Albert Beaupré, décédé dans l'incendie, à la barrière de la mine après la catastrophe.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ann Beaupré, fille d'Albert Beaupré, décédé dans l'incendie, à la barrière de la mine suite à la catastrophe.

Photo : Collection Toronto Daily Star

Après ce drame, les veuves des travailleurs disparus ont reçu de la mine un montant de 45 dollars par mois, plus un montant de 10 dollars par enfant de moins de 16 ans, en guise de compensation. Une somme largement insuffisante pour combler les besoins d'une famille. Cette maigre compensation a eu pour effet d'amplifier le drame pour certaines d'entre elles.

De passage en tournée à Malartic et apprenant l'événement, le légendaire chanteur western Paul Brunelle a écrit une chanson racontant la tragédie : La complainte des mineurs.

Abitibi–Témiscamingue

Histoire