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Michele Torre, jugé proche de la mafia, doit être expulsé du Canada

Michele Torre, qui vit au Canada depuis 1967, doit être expulsé vers l'Italie.

Michele Torre, qui vit au Canada depuis 1967, doit être expulsé vers l'Italie.

Radio-Canada

La Commission de l'immigration et du statut du réfugié (CISR) vient d'ordonner l'expulsion de Michele Torre vers l'Italie.

Elle juge que l'homme de 62 ans, qui vit au Canada depuis 1967, a été ou est membre du crime organisé, puisqu'il a travaillé pour le clan de la famille Cotroni.

M. Torre, qui est résident permanent mais pas citoyen canadien, a en effet été condamné à huit ans de prison en 1996 pour avoir fait du trafic de drogues au profit du clan mafieux, aujourd'hui inactif.

Il avait été arrêté par la police après avoir récupéré de la cocaïne cachée dans des poches de café à Toronto.

Il était alors gérant d'un café italien de Montréal qui avait été acheté par un membre du clan Cotroni.

M. Torre a aussi été arrêté dans le cadre de l'opération anti-mafieuse Colisée, mais a été acquitté après avoir passé trois ans en détention préventive. 

Michele Torre pourrait cependant rester au pays pour un bon moment, puisque ses recours juridiques ne sont pas épuisés.

Son avocat, Stéphane Handfield, entend demander la permission d'en appeler à la Cour fédérale. M. Torre pourra rester au pays en attendant cette décision, qui peut prendre plusieurs mois.

Si la Cour fédérale devait accepter d'entendre son appel, il pourrait aussi rester au pays en attendant les audiences et la décision.

M. Torre, qui se dit plus Québécois qu'Italien, a été secoué par le jugement. Il a été aperçu en pleurs à sa sortie de la salle d'audience.

J'ai trois enfants et cinq petits-enfants. C'est toute ma vie eux autres. Toute ma vie, j'ai vécu au Québec. Ils ont détruit ma vie aujourd'hui.

Michele Torre

M. Torre et son avocat, Stéphane Handfield, s'expliquent mal pourquoi l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a attendu si longtemps avant de demander à la CISR de l'expulser.

L'ASFC a en fait demandé son expulsion après qu'il eut formulé une demande de pardon, en 2013.

Société