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Des joueurs de hockey de l’UdO pourraient intenter des poursuites

Geegees_hockey_UofM

L'équipe du programme de hockey interuniversitaire masculin de l'Université d'Ottawa.

Photo : Richard A. Whittaker

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des joueurs de l'équipe de hockey des Gee-Gees évaluent la possibilité d'intenter un recours judiciaire contre l'Université d'Ottawa au lendemain de sa décision de suspendre l'équipe pour la saison 2014-2015.

Plusieurs d'entre eux sont maintenant représentés par un seul et même avocat, Lawrence Greenspon. Ils craignent les répercussions négatives que pourrait avoir sur eux une telle décision.

Me Greenspon déplore la décision de l'Université de suspendre l'ensemble de l'équipe.

« Ils ont pris une décision qui a affecté tous les membres de l'équipe, même les membres qui n'étaient pas impliqués dans l'incident », précise-t-il.

Il aurait été préférable, selon lui, que seuls les étudiants impliqués soient pénalisés.

Certains d'entre eux envisageaient des carrières professionnelles ou semi-professionnelles, explique l'avocat. Au minimum, ils espéraient profiter de leur bourse et finir leur carrière dans le hockey universitaire.

L'Associaiton des Sports Universitaires de l'Ontario pourrait infliger une amende minimale de 3000 $ à l'Université d'Ottawa pour avoir désengagé de toutes compétitions son équipe après la date butoir du 1er juin.

Des répercussions importantes

La décision de suspendre l'équipe pour encore une saison pourrait en effet avoir des conséquences graves pour la carrière de certains hockeyeurs.

C'est notamment ce qu'affirme Rock Régimbald, un joueur de l'équipe qui se dit très déçu.

Nous sommes en juin et il n'y a pas assez de temps pour ces joueurs pour qu'ils trouvent une autre université où jouer au hockey l'année prochaine.

Une citation de :Me Lawrence Greenspon, avocat

Les répercussions sur les joueurs vont au-delà de leur carrière de hockeyeur, selon Me Greenspon.

« Des joueurs sont allés à des fêtes et se sont fait traiter de violeurs. Un joueur inscrit à un programme COOP a perdu son emploi. Un autre avait plusieurs entrevues prévues pour des emplois et elles ont été annulées », raconte-t-il.

Me Greenspon et ses clients envisagent une poursuite civile. Ils prendront une décision au cours des prochaines semaines.

Une suspension bien accueillie

Le groupe Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOCVF) a réagi positivement à la décision de l'Université d'Ottawa, de suspendre son programme de hockey masculin.

L'organisme estime que trop souvent dans le milieu sportif masculin, « l'effet de groupe et la fidélité à l'équipe », poussent les joueurs à garder le silence.

L'AOCVF appuie la décision de l'Université de « mettre en place des politiques de prévention et de sensibilisation aux agressions à caractère sexuel ».

Les responsables de l'association croient ainsi que la population étudiante sera mieux outillée pour combattre la violence faite aux femmes.

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