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Liban : attentat-suicide à Beyrouth près de l'ambassade saoudienne

Attentat-suicide dans un hôtel de Beyrouth.

Attentat-suicide dans un hôtel de Beyrouth.

Photo : Stringer/Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un Saoudien s'est fait exploser mercredi dans un hôtel de Beyrouth-Ouest tout près de l'ambassade d'Arabie saoudite, blessant trois agents de la Sûreté générale qui tentaient de l'interpeller, ont annoncé les autorités.

« Le kamikaze voulait se faire exploser ailleurs. Des mesures ont été prises pour l'empêcher d'atteindre sa cible », a déclaré le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, à la télévision libanaise.

Le kamikaze a activé sa charge à l'intérieur de l'hôtel Duroy, alors qu'une perquisition menée par une unité de la Sûreté générale venait de débuter.

L'hôtel, dans le quartier de Raouché, se trouve à une vingtaine de mètres de l'enceinte de l'ambassade saoudienne, qui n'a pas été endommagée.

« L'explosion s'est produite après l'arrivée des forces de sécurité, peut-être deux minutes plus tard, puis le feu a pris », a dit Ahmad, un habitant rencontré sur les lieux de l'explosion. Derrière lui, la façade de l'hôtel est noircie au-dessus d'une fenêtre située au quatrième étage.

De source proche des services de sécurité, on précise qu'un deuxième suspect, lui aussi de nationalité saoudienne, a été interpellé.

Les services de sécurité surveillaient depuis un certain temps un groupe d'hommes ayant réservé des chambres à l'hôtel il y a plusieurs jours, précise-t-on de même source.

Série d'attentats

En moins d'une semaine, c'est le troisième attentat commis au Liban, gagné par les violences confessionnelles attisées par les conflits en Syrie et maintenant en Irak.

Lundi soir, un attentat-suicide a fait deux morts, dont le kamikaze, et une vingtaine de blessés à un barrage de l'armée dans le sud de Beyrouth.

Trois jours plus tôt, le directeur de la Sûreté générale du Liban, le général Abbas Ibrahim, a échappé de justesse à un attentat-suicide dans la plaine de la Bekaa, près de la frontière syrienne.

« La cible, c'est le Liban, pas seulement les services de la Sûreté générale », a-t-il déclaré mercredi soir à la télévision libanaise.

Quelques heures avant l'explosion, l'armée libanaise avait annoncé avoir démantelé une « cellule terroriste » soupçonnée de vouloir assassiner des responsables de la sécurité dans le nord. Cinq membres présumés de cette « cellule de Kalamoune », une localité proche de la ville portuaire de Tripoli, ont été arrêtés.

Les autorités françaises ont par ailleurs confirmé mardi qu'un ressortissant français avait été arrêté vendredi dernier à Beyrouth. Selon les services de sécurité libanais, ce Français d'origine comorienne, toujours en détention, projetait de mener un attentat suicide en sol libanais.

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