•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fusillade à Moncton : Robert Goguen ne demande pas d'enquête publique

Robert Goguen, député conservateur de Moncton-Dieppe-Riverview

Robert Goguen, député conservateur de Moncton-Dieppe-Riverview

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député fédéral de Moncton-Riverview-Dieppe au Nouveau-Brunswick, Robert Goguen, nie avoir demandé une enquête publique sur la fusillade qui s'est déroulée à Moncton le 4 juin.

Dans une lettre parue le 21 juin dans le quotidien Times & Transcript de Moncton, le député Goguen affirme que le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, lui a confirmé quelques jours plus tôt qu'une enquête serait menée.

« Il m'a donné l'assurance qu'une enquête complète sur les événements qui ont conduit à la mort tragique de trois agents de la GRC de Codiac sera faite. L'enquête verra à ce que les meilleures pratiques dans les scénarios d'urgence soient revues et renforcées », a-t-il écrit.

Il relate également que le ministre Blaney lui a assuré que le gouvernement fédéral mettrait « tous les efforts justifiés » pour offrir aux policiers de première ligne la « formation et l'équipement adéquats ». Il mentionne en exemple les gilets pare-balles rigides et les carabines C-8.

Or, M. Goguen a nié qu'une enquête publique serait menée dans cette affaire. Lors d'un événement qui se déroulait à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, ce dernier a précisé que l'enquête à laquelle il faisait référence est celle que mène présentement la GRC.

C'est à la GRC de faire une introspection, de creuser et de regarder quelles sont leurs meilleures pratiques, leurs meilleurs équipements, quelle serait la meilleure formation pour des situations tragiques de la sorte. Sans plus.

Robert Goguen, député fédéral de Moncton-Riverview-Dieppe

Chaque fois qu'un incident majeur comme la fusillade qui s'est déroulée à Moncton survient, la GRC enquête sur les événements en question et leur pratique.

Outre la GRC, le ministère de l'Emploi et du Développement social du Canada enquête sur la fusillade, comme le prévoit le Code canadien du travail lorsqu'un travailleur perd la vie dans le cadre de ses fonctions.

Dans les faits, à partir des différentes enquêtes, la GRC améliore la formation des agents sur le terrain. Souvent, les écoles de formation policière les imiteront.

La fusillade qui est survenue le 4 juin dernier a causé la mort de trois agents de la GRC. Deux autres agents ont été blessés.

Coût de l'intervention policière

Le maire de Moncton ne sait toujours pas qui assumera la facture de l'intervention policière relativement à la fusillade. 

Georges LeBlanc a expliqué que sa priorité était d'abord d'apporter un soutien aux familles des policiers assassinés, à la GRC et à la communauté.  

« C'est un sujet pour le futur, je n'ai pas les réponses pour ça aujourd'hui. »

Le député Robert Goguen ne sait pas non plus si Ottawa contribuera aux dépenses engendrées par cette fusillade. Il estime qu'il est beaucoup trop tôt pour en discuter.

« Il n'y a personne qui s'est avancé [pour demander une aide du fédéral]. La préoccupation, pour l'instant,  c'est de déterminer tous les faits, que l'enquête se fasse pour créer de meilleures procédures, de meilleurs équipements, de meilleurs entraînements, pour éviter dans la mesure du possible que de pareils incidents ne se reproduisent pas dans le futur [...] La question, c'est complètement secondaire à la protection de la GRC. »

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Le député fédéral Robert Goguen ne sait pas si Ottawa assumera une partie de la facture

Avec les informations de avec CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Acadie