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Vague d'appuis aux journalistes emprisonnés en Égypte

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des journalistes de partout dans le monde ont exprimé leur soutien à leurs collègues emprisonnés en Égypte. Lundi, trois journalistes de la chaîne de télévision Al-Jazira, dont le Canado-égyptien Mohamed Fahmy, ont été condamnés à de longues peines d'emprisonnement.

Des centaines de journalistes de BBC et d'Al-Jazira ont notamment observé une minute de silence à Londres. Certains ont posé avec du ruban adhésif sur la bouche pour dénoncer le bâillonnement des journalistes, ou en tenant des affiches mentionnant « Free AJ Staff » (libérez les employés d'AJ).

« Le verdict est injuste, l'affaire est sans fondement », s'est exclamé le directeur de BBC News, James Harding. « Les autorités égyptiennes ne volent pas seulement la liberté de trois hommes innocents, mais elles intimident les journalistes et inhibent la liberté d'expression. »

Au Canada, des employés de la salle de nouvelles de Radio-Canada ont posé avec un ruban adhésif sur la bouche pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme une attaque à la liberté de presse. 

La salle de nouvelles de Radio-Canada dénonce l'atteinte à la liberté de presse que représentent l'arrestation et la condamnation de trois journalistes de Al-Jazira par la justice égyptienne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La salle de nouvelles de Radio-Canada dénonce l'atteinte à la liberté de presse que représentent l'arrestation et la condamnation de trois journalistes de Al-Jazira par la justice égyptienne.

Photo : Daniel Thomas

Le Toronto Star a également diffusé une photo sur les réseaux sociaux pour demander la libération des trois journalistes d'Al-Jazira.

Dans un éditorial, le quotidien estime que le gouvernement égyptien « a déclaré la guerre à la liberté d'expression et au journalisme indépendant ». Il reproche également au ministre Baird son silence. « Baird doit retrouver sa voix et dénoncer cet abus du pouvoir judiciaire. Le gouvernement égyptien a besoin de savoir qu'il payera un lourd tribut dans l'opinion publique mondiale si ses tribunaux n'infirment pas vite ces verdicts. »

Le réputé quotidien américain The New York Times a de son côté publié une page blanche sur la dernière de couverture et a écrit au bas : « c'est ce qui arrive lorsqu'on réduit les journalistes au silence ».

Les trois employés du réseau de télévision Al-Jazira, arrêtés en décembre dernier, ont été reconnus coupables de soutien aux Frères musulmans en diffusant de fausses images pour porter atteinte à la sécurité nationale en Égypte, mais les journalistes ont toujours répété qu'ils ne faisaient que leur travail. Mohamed Fahmy et son collègue australien Peter Greste ont écopé de sept ans de prison, tandis que le réalisateur égyptien Baher Mohamed a été condamné à une peine de 10 ans.

Le président Abdel Fattah Al-Sissi a déclaré mardi qu'il n'interviendrait pas dans cette décision judiciaire, malgré la réprobation internationale suscitée par les peines de prison infligées aux trois journalistes de la chaîne de télévision Al-Jazira. Il a précisé que les autorités égyptiennes respectaient l'indépendance de la justice.

Avec les informations de Agence France-Presse

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