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Journalistes emprisonnés en Égypte : le président Al-Sissi n'interviendra pas

El periodista canado-egipcio Mohamed Fahmy, el 5 de mayo pasado

Photo :  Hamada Elrasam

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, n'entend pas intervenir dans la décision judiciaire qui a mené lundi à des condamnations à de longues peines d'emprisonnement de trois journalistes de la chaîne de télévision Al-Jazira, dont le Canado-égyptien Mohamed Fahmy.

Malgré la réprobation internationale suscitée par cette affaire, Abdel Fattah Al-Sissi a précisé que les autorités égyptiennes respecteraient l'indépendance de la justice.

« Nous ne nous immiscerons pas dans les décisions de justice », a-t-il dit mardi lors d'un discours télévisé prononcé à l'occasion d'une cérémonie de remise des diplômes d'une académie militaire. « Nous devons respecter les décisions de justice et nous ne devons pas les critiquer même si d'autres ne comprennent pas cela. »

Les trois employés du réseau de télévision Al-Jazira, arrêtés en décembre dernier, ont été reconnus coupables de soutien aux Frères musulmans en diffusant de fausses images pour porter atteinte à la sécurité nationale en Égypte, mais les journalistes ont toujours répété qu'ils ne faisaient que leur travail.

Les peines infligées aux trois hommes ont déclenché des protestations à l'échelle internationale.

Mohamed Fahmy et son collègue australien Peter Greste ont écopé de sept ans de prison tandis que leur collègue égyptien Baher Mohamed a essuyé une peine de 10 ans de détention.

La ministre d'État aux Affaires étrangères et consulaires du Canada, Lynne Yelich, a écrit que son gouvernement était préoccupé par le fait que le processus juridique ayant mené à ce verdict avait été incompatible avec les aspirations démocratiques de l'Égypte. Elle a assuré qu'elle et son collègue aux Affaires étrangères, John Baird, continueraient de discuter du cas de M. Fahmy avec les autorités égyptiennes.

L'Australie adopte une position modérée

La ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, a appelé l'ambassadeur adjoint d'Égypte en Australie pour protester contre le sort fait à Peter Greste.

Lors d'une conférence de presse mardi à Brisbane, les parents de Peter Greste ont défendu leurs fils et se sont dits « bouleversés ».

« Cet homme, notre fils, Peter, est un journaliste qui a reçu des prix. Ce n'est pas un criminel », a déclaré son père, Juris Greste.

Malgré l'indignation suscitée par cette affaire, le premier ministre australien Tony Abbott, qui s'était montré initialement très virulent, est apparu en retrait mardi.

« Je comprends bien qu'une fois que le système judiciaire a fait son travail, il y a des possibilités d'actions présidentielles comme les grâces, c'est pourquoi ce n'est pas mon jeu d'être critique en tant que tel du gouvernement », a déclaré Tony Abbott à la presse à Canberra.

« Nous ne voulons pas nous engager dans une diplomatie du mégaphone, inutile, parce que cela ne fera aucun bien à Peter Greste, parce que cela ne fera aucun bien à ses deux collègues d'Al-Jazira », a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'État américain John Kerry a téléphoné lundi à son homologue égyptien pour lui dire son mécontentement » à propos de ces peines « draconiennes ».

Avec les informations de Reuters, et Associated Press

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